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  <title>Cocidirail.info</title>
  <description><![CDATA[Le site internet du Cocidirail - Mali]]></description>
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  <title>La répression et l’intimidation n'arrêteront pas le Cocidirail - Déclaration du CE du Cocidirail</title>
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  <dc:date>2008-06-19T10:36:06+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Sebastian Alzerreca</dc:creator>
  <dc:subject>Déclarations</dc:subject>
  <description>L'annonce des manifestations le long du chemin de fer de la Journée nationale du rail malien le 7 juin 2008 a mis le pouvoir d'ATT et sa police dans tous ses états. La campagne d'affichage publique et la conférence de presse du 3 juin (portée par plus de 30 journaux) ont eu pour impact de relayer amplement dans l'opinion publique l'exigence de l'ouverture immédiate des haltes et gares fermées. Le combat du collectif soutenu par l'émergence de nouvelles sections à la faveur de la Caravane Citoyenne et Solidaire de novembre 2007 a été encore plus popularisé.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>L'annonce des manifestations le long du chemin de fer de la Journée nationale du rail malien le 7 juin 2008 a mis le pouvoir d'ATT et sa police dans tous ses états. La campagne d'affichage publique et la conférence de presse du 3 juin (portée par plus de 30 journaux) ont eu pour impact de relayer amplement dans l'opinion publique l'exigence de l'ouverture immédiate des haltes et gares fermées. Le combat du collectif soutenu par l'émergence de nouvelles sections à la faveur de la Caravane Citoyenne et Solidaire de novembre 2007 a été encore plus popularisé.</p> <p>Aussi, dès le 5 juin la police, sous de faux prétexte de "résistance à force de l'ordre" arrête et moleste le président du Cocidirail, Tiécoura Traoré rendu à Kayes pour visite familiale. L'agression a lieu au poste de péage de Saliambougou où le Dr Tiécoura Traoré, caméra au poing, filmait tranquillement et librement le paysage, transformé par le poste de péage. Menotté, brutalisé, blessé aux lèvres et à l’épaule et soumis à toutes sortes d'humiliations, il est traîné comme un vulgaire malfrat au commissariat de police.</p>


<p>La riposte de l’Association des Retraités de Kayes est immédiate. Elle est accompagnée de nombreuses autres personnalités, qui toutes affaires cessantes, prennent d'assaut le commissariat et amènent la police à non seulement libérer le Dr Tiécoura Traoré, mais présenter "les regrets" du Directeur Général de la police.
Toutefois le mal était déjà largement fait. Le Dr Tiécoura Traoré, suivi de très près, a été empêché de revenir à Bamako pour la marche de protestation du vendredi 6 juin. En outre, on ne lui remet que sa caméra antérieurement confisquée et pas la cassette de son film&nbsp;!
A Bamako la marche du 6 juin, bien que déclarée en bonne et due forme, est arbitrairement interdite par la mairie de la Commune III, sous le prétexte bureaucratique et policier qu'elle n'est "pas autorisée".</p>


<p>Le Comité exécutif du Cocidirail dénonce avec la dernière énergie l'arrestation arbitraire et brutale de Tiécoura Traoré et l'interdiction de la marche du 6 juin. Ce harcèlement délibéré et conscient du pouvoir ATT, destiné à intimider et décourager la lutte montante du Cocidirail, est voué à l’échec.
De fait, les exactions policières et administratives immédiatement dénoncées par la presse ont au contraire fait connaître encore plus la Journée nationale du rail malien et renforcé la détermination des militants et localités riveraines du rail à se mobiliser aux côtés du Cocidirail.</p>


<p>Les  marches, on le sait, ne sont pas soumises à autorisation, mais à déclaration. Aujourd'hui le pouvoir d'ATT aux prises avec une crise généralisée (Ecole, Nord, Vie chère, riz, coton et privatisation de la Cmdt,  etc) n'hésite même plus à invoquer les lois  colonialistes de 1956 sur les manifestations pour tenter de justifier ces violations du droit.</p>


<p>Les récentes marches de protestation du COPAGEN (Coalition pour la Protection du Patrimoine génétique Malien) et du Mouvement des Sans voix (No vox) contre la vie chère et les inégalités ont été arbitrairement interdites au moment même où le régime déroule le tapis rouge pour les manifestations des associations de jeunes et de femmes à sa dévotion.
Le Cocidirail dénonce ces "deux poids deux mesures " et "faits du prince" totalement contraires à la république. Le Cocidirail adresse ses vifs remerciements à tous ceux (associations, journalistes et personnalités) dont l'intervention diligente a contribué à la libération immédiate du Dr Traoré et  appelle l'ensemble des organismes démocratiques à se coaliser pour dresser un rempart aux exactions quotidiennes du régime d'ATT et lui imposer le respect strict de l'Etat de droit.</p>


<p>Bamako le 9 juin 2008<br />
Pour le CE/COCIDIRAIL</p>


<p>le Secrétaire à la Communication<br />
Mohamed Cheick Tabouré</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cocidirail.info/index.php?2006/10/12/19-triste-anniversaire-de-la-concession-du-chemin-de-fer-au-mali">
  <title>Triste anniversaire de la concession du chemin de fer au Mali</title>
  <link>http://www.cocidirail.info/index.php?2006/10/12/19-triste-anniversaire-de-la-concession-du-chemin-de-fer-au-mali</link>
  <dc:date>2006-10-12T09:37:59+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Cocidirail</dc:creator>
  <dc:subject>Actualités</dc:subject>
  <description>Halte à la tentative de décapiter le syndicat SYTRAIL


21 cheminots sénégalais et maliens sont arbitrairement licenciés et suspendus par Transrail, la société concessionnaire de la ligne de chemin de fer depuis le 1er octobre 2003. C'est d'abord le Dr Tiécoura Traoré, Président du...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p><strong>Halte à la tentative de décapiter le syndicat SYTRAIL</strong><br /></p>


<p>21 cheminots sénégalais et maliens sont arbitrairement licenciés et suspendus par Transrail, la société concessionnaire de la ligne de chemin de fer depuis le 1er octobre 2003. C'est d'abord le Dr Tiécoura Traoré, Président du Cocidirail, diabolisé et arbitrairement suspendu puis licencié le 11 octobre 2004 par Transrail et les gouvernements  maliens et sénégalais ligués contre lui pour le seul "crime", (en fait un délit d'opinion) d'avoir appelé "à rendre le chemin de fer au peuple malien". ATT et Transrail échouent à ériger un mur de silence sur son cas. Ce sont ensuite 18 syndicalistes maliens de SYTRAIL licenciés et  deux syndicalistes sénégalais de FETRAIL suspendus. Les uns et les autres sont coupables du seul et même "crime" (de lèse-majesté Transrail) d'avoir non seulement été en grève ensemble à l'unisson les 15 et 16 juin puis les 12,13 et 14 juillet 2006, mais avoir finalement abouti, en plus de leurs revendications salariales et sociales communes, à réclamer le départ du DG de Transrail, François Lemieux et même en ce qui concerne FETRAIL avoir demandé, comme le Dr Tiécoura Traoré, l'annulation de la concession.  C'est dire que l'histoire est en train de rattraper Transrail et les gouvernements démissionnaires de nos pays.</p>


<p><strong>Pourquoi les grèves de grèves de juin et juillet ?</strong><br />
Principalement parce que le DG de Transrail François Lemieux  s'est permis de violer et réviser à la baisse le protocole d'accord du 25 juin 2004 signé par ses prédécesseurs. Une augmentation de salaires ainsi concédée et payée sur deux mois par Daniel Masse a été retirée aux travailleurs par Lemieux au titre "d'avance sur salaire" puis amputée des trois quarts. Ensuite Lemieux a dicté une nouvelle grille salariale marquée par des classifications et subdivisions sophistiquées se traduisant par une baisse nominale des salaires et avantages acquis aussi bien pour les maliens que les sénégalais. Et pour l'imposer, Lemieux a stipendié au Mali Abdoulaye Berthé à hauteur du million de frs cfa par mois et en a fait au sein du bureau de SYTRAIL un chien couchant. Ce dernier s'est permis tout seul et à l'insu des autres membres de son bureau d'apposer sa signature au bas de la nouvelle grille salariale. Résultat&nbsp;: au lieu de l'objectif initial d'égalité et d'uniformisation visé par le protocole de 2004, les cheminots maliens et sénégalais se sont retrouvés avec une contre-offensive en règle de la multinationale Transrail qui baisse les salaires et avantages sociaux respectifs et maximise ses propres profits déjà colossaux et aussitôt expatriés. L'unité d'action des syndicats SYTRAIL et FETRAIL a été immédiate pour riposter aux diktats de Lemieux et ses tentatives d'instaurer par des débauchages, des menaces et par l'argent des relations de maître à esclave  dans l'entreprise en violation ouverte  tant du protocole antérieurement signé, que de l'accord d'établissement, des lois et règlements en vigueur au Mali et au Sénégal et de la convention de concession.</p>


<p><strong>Transrail se moque des gouvernements maliens et sénégalais</strong><br />
Le 19 septembre les maliens médusés ont écouté à la télévision le compte-rendu de la session interministérielle Mali Sénégal d'évaluation de la concession. Le ministre sénégalais, se livra à une savante distinction parmi les 18. Mr Habib Sy a ainsi annoncé  que  8  allaient être réintégrés immédiatement pour cause de " fautes... faisant l'objet de circonstances atténuantes". Tandis que les 10 autres feraient l'examen d'un examen "au cas par cas" par une commission composée de représentants des départements ministériels de l'Equipement  et des transports et de la fonction Publique, de l'UNTM et Transrail. Le ministre sénégalais a même précisé que les cas pouvaient être examinés selon deux possibilités... <br />Soit une conclusion de "faute lourde" qui exclut la réintégration et conduit à "un plan social de départ", soit une conclusion de "circonstances atténuantes" comme pour les 8 et dans ce cas c'est la réintégration.  Pour sa part le ministre malien aurait, si l'on en croit l'Essor, lancé des accusations de "fautes lourdes" des grévistes maliens avant d'appeler Transrail au <em>consensus</em> sous prétexte de "déficit de communication entre la direction de Transrail et les travailleurs.», déficit, dit-il, "en partie à l'origine des conflits sociaux qu'a connu la société." !!!Or contrairement à ces déclarations officielles un publi-reportage grassement payé par Transrail dans le journal "le 26 mars" s'inscrit publiquement en faux contre la voie de sortie de crise proclamée par nos ministres.Le publi-reportage en date du 2 octobre soutient qu'il n'existe aucun consensus et que Transrail n'est pas d'accord! Le "26 mars" explique&nbsp;: "La Direction de Transrail a certes pris part à le rencontre qui a décidé des mesures précitées mais en réalité, elle a été mise devant les faits accomplis. Autrement dit, le concessionnaire n'a pas délibérément adhéré à ces mesures jugées hâtives et non concertées. Pour tout dire, la décision de reprise des huit (8) licenciés aussi bien que celle de la création d'une commission chargée de statuer sur la situation des dix autres licenciés n'émanent que des autorités maliennes et sénégalaises qui ont saisi l'occasion pour imposer leur volonté sur le concessionnaire." (26 mars au 2 octobre 2006)</p>


<p><strong>Non à la réintégration au cas par cas  et à la décapitation de SYTRAIL</strong><br />
Ainsi, il n'est pas exagéré de dire que Transrail se fiche complètement des décisions des gouvernements maliens et sénégalais. Son but affiché dès le départ est de décapiter le syndicat SYTRAIL avec qui François Lemieux a obstinément refusé de discuter depuis qu'un congrès  extraordinaire tenu les 29 et 30 avril a démocratiquement isolé et balayé du syndicat son agent Abdoulaye Berthé et a porté à la tête du syndicat une nouvelle équipe dirigée par Abdoulaye SAGO. Cette rénovation syndicale, soutenue par la centrale syndicale UNTM, a été cruciale  pour rendre possible, côté malien, les grèves salutaires conjointes de juin et juillet 2006 qui restent en travers de la gorge de François Lemieux.  Le but de Transrail et ses plumitifs n'est-il pas manifeste? N'est-il pas de rejeter aussi bien la loi malienne que les droits travailleurs de se constituer librement en syndicat de leur choix, sans ingérence aucune des patrons, et leur droit inaliénable d'aller en grève conformément à la loi ?Comment au surplus accepter que pour une même grève organisée conjointement par SYTRAIL et FETRAIL dans les deux pays, on se permette de suspendre d'un côté deux syndicalistes tandis que de l'autre, sans la moindre retenue on suspend et on licencie le même jour un paquet de 18 syndicalistes&nbsp;? N'y a t il pas manifestement deux poids deux mesures&nbsp;?  Comment se fait-il qu'au lieu de défendre leurs ressortissants et exiger qu'ils soient tous réintégrés, nos ministres de malheur inventent des accusations aussi sonores que creuses, spéculent sur on ne sait quel "cas par cas", avant de s'agenouiller pour demander on ne sait quel consensus ou pardon? Cela ne suffit-il pas à démontrer que ses ministres sont des traîtres à leurs peuples, vendus à Transrail.</p>


<p><strong>Halte à la diversion !</strong> <br />
Prôner à cet effet la réintégration partielle des 8 et "le cas par cas pour les 10" est une capitulation honteuse de ATT, son ministre Koita et son premier ministre Pinochet qui n'osent pas dire que le tristement célèbre "déficit de communication" qu'ils reconnaissent  comme "à l'origine des conflits sociaux qu'a connues la société" n'est rien d'autre que le refus illégal et somme toute terroriste et obstiné par Lemieux  des grèves au  Mali comme au Sénégal et son refus de tout dialogue avec les grévistes. Le Cocidirail proclame que non seulement les grévistes ne sont coupables d'aucun crime, d'aucune "faute lourde" ou encore à "circonstances atténuantes" mais les sanctions qu'il faut absolument rejeter ne sauraient nous faire oublier le véritable problème de la grille salariale et de la concession dans son ensemble. Transrail doit absolument reconnaître le bureau de SYTRAIL dirigé par Abdoulaye SAGO, se mettre à table pour discuter les revendications des travailleurs et respecter le protocole d'accord du 25 juin 2004. L'expérience récente d'EDM-sa enseigne que les travailleurs ne doivent pas permettre que Transrail et les gouvernements démissionnaires et incompétents occultent cette question fondamentale. Alkaly Keita, on se souvient  a été empoisonné pour le seul tort d'avoir démontré que Saur International la société concessionnaire de l'énergie pouvait baisser les tarifs de l'eau et de l'électricité sans nuire à ses super bénéficies et sans que l'Etat soit obligé de la subventionner. Or bien qu'EDM avait été privatisée (en fait bradée) au prétexte que l'Etat ne pouvait pas en assumer la charge le gouvernement malien a déboursé plus de 18 milliards de subvention à Saur. ATT et son ministre Séméga ont tranquillement mis cinq ans avant de se rendre compte que les hausses de prix de l'eau et de l'électricité "tuaient l'économie" et que la privatisation était "un échec". Mais qu'avons nous vu après l'annulation de la concession? Non seulement les prix loin de baisser augmentent tous les mois alors que le service public se dégrade, mais la révision de la grille salariale qui avait fait l'objet d'un accord entre la direction et le syndicat d'EDM a été annulée au point que les travailleurs se retrouvent avec des salaires en baisse. C'est exactement le complot que Lemieux, ATT, Wade et les gouvernements exécutent à Transrail.<br />
Le Cocidirail réitère quant à lui son soutien ferme et indéfectible aux grèves héroïques actuelles des cheminots maliens et sénégalais contre le terrorisme du patronat canadien. L'UNTM, on le sait a déclaré que les licenciements proclamés par Lemieux sont "nuls et non avenus". Cette prise de position ferme du Secrétaire général Siaka Diakité a même contraint un moment le ministre Abdoulaye Koïta à s'engager par écrit à annuler les licenciements. Si ce ministre n'a apparemment pas de parole, le  Cocidirail appelle l'UNTM à tenir parole, se défier du piège du "cas par cas" et des diversions. Le Cocidirail engage les centrales UNTM  et CSTM à se convaincre que l'unique issue est de prêter main forte dans l'action à SYTRAIL pour étendre si nécessaire la grève à tout le secteur des transports et même au besoin aller à la grève générale unitaire pour construire le rapport de force indispensable à la victoire. Le Cocidirail appelle tous les syndicalistes, tous les hommes et toutes femmes de bonne volonté à dénoncer le mépris colonialiste de Transrail et  la complicité criminelle d'ATT et Wade.</p>


<p><strong>Réintégration immédiate du Dr Tiécoura Traoré et des 20 cheminots sénégalais et maliens,</strong><br />
<strong>Reconnaissance inconditionnelle par Transrail du bureau de SYTRAIL</strong> <br />
<strong>dirigé par Abdoulaye SAGO et négociations  immédiates.</strong> <br />
<strong>Rendons le chemin de fer au peuple malien !</strong><br /></p>


<p>Bamako le 4 octobre 2006</p>


<p>Le Cocidirail</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cocidirail.info/index.php?2006/03/20/18-journee-dactions-internationale-des-cheminots-priorite-a-la-securite">
  <title>Journée d’Actions Internationale des Cheminots - Priorité à la sécurité !</title>
  <link>http://www.cocidirail.info/index.php?2006/03/20/18-journee-dactions-internationale-des-cheminots-priorite-a-la-securite</link>
  <dc:date>2006-03-20T16:44:11+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Cocidirail</dc:creator>
  <dc:subject>Rendez-vous</dc:subject>
  <description>ITINERAIRE de la marche de COCIDIRAIL du 27 mars 2006


Lieu du rassemblement : Maison des cheminots retraités près du Dispensaire du Chemin de fer – DN ;
Départ de la marche : 9 heures
Départ : Siège de l’Association des Cheminots Retraités du Mali à KAYES  &gt;...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p>ITINERAIRE de la marche de COCIDIRAIL du 27 mars 2006</p>


<p>Lieu du rassemblement&nbsp;: Maison des cheminots retraités près du Dispensaire du Chemin de fer – DN&nbsp;;
Départ de la marche&nbsp;: 9 heures<br />
Départ&nbsp;: Siège de l’Association des Cheminots Retraités du Mali à KAYES  &gt; Assemblée Régionale. (Fin de la marche)</p>


<p>COCIDIRAIL en Collaboration avec la Fédération Internationale des Travailleurs des Transports<br />
célèbre le 27 mars 2006,<br />
la Journée d’Actions Internationale des Cheminots<br />
Priorité à la sécurité !<br />
Les syndicats se mobilisent pour l’avenir du rail dans le monde<br /></p>


<p>Les chemins de fer à l’échelle planétaire sont la visée des milieux les plus influents du capitalisme international, provoquant la déréglementation du sous-secteur ferroviaire des transports qui a eu pour résultat une très forte tendance à la privatisation des chemins de fer. Cette situation ancrée fondamentalement dans la recherche effrénée du profit, conduit à des coupes claires dans tous les domaines de l’exploitation des chemins de fer. Plus particulièrement, la sécurité des convois, des matériels roulants, des personnes et biens transportés et de la voie ferrée sont de véritables problèmes sans parler du non-respect des lois du travail et des règlements généraux d’exploitation des réseaux par les nouveaux exploitants des chemins de fer.</p>


<p>Les organisations syndicales étant, par essence, des défenseurs des droits des travailleurs, résistent longtemps et bien dès lors que le problème ne revête la question radicale de l’emploi. Autour de la recherche de solutions à cette étape, les syndicats les plus forts commencent à donner des signes de faiblesse et fléchissent en admettant ce qui, pour eux, n’était pas concevable et s’avèrent prêts à sauver la mise. Cette réalité fait que l’ensemble des forces vives, dont  les syndicats, doit aller vers le développement de démarches adaptées de nature à créer les meilleures conditions de la défense, de la sauvegarde et du développement des services publics, en général, des transports ferroviaires en particulier.</p>


<p>Au Mali, la situation, bien que spécifique, n’est en rien meilleure à celle du reste du monde. Assez tôt, au sein des milieux proches du chemin de fer, a été perçue la nécessité de développer des actions, des comportements et des attitudes individuelles et collectives permettant de donner au chemin de fer et à son environnement direct et lointain les moyens de concevoir, de développer et de réaliser des politiques en mesure d’induire le développement intégré des communautés et des économies locales et nationales. COCIDIRAIL s’est engagé à rassembler toutes les citoyennes et citoyens du Mali et toutes les femmes et tous les hommes, de par le monde, épris de Paix, de Justice et de Progrès, à s’unir afin de rendre le chemin de fer au Peuple Malien de manière à servir de socle de son développement et à pouvoir répondre présent à l’intégration internationale à l’échelle sous-régionale et régionale.</p>


<p>En ce moment, le chemin de fer Dakar – Niger est concédé à Transrail, appartenant à Savage Companies qui a racheté CANAC (Canada), à Jean Lefebvre et à une multitude de petits porteurs locaux (Sénégal et Mali.) L’un des plus gros problèmes est l’exploitation à outrance du matériel roulant, de la voie ferrée, des ressources humaines, immobilières, foncières et financières déjà à bout de souffle à la reprise sans rien y injecter. Cette situation est à l’origine de multiples problèmes de tout genre.</p>


<p>Plus particulièrement, s’affirment d’importants faits relevant du non-respect du Règlement Général d’Exploitation – équivalent du Code de la route au chemin de fer – adopté en guise de loi par l’Assemblée Nationale du Mali et de la réglementation du travail en vigueur dans notre pays. En effet, les conducteurs des trains travaillent sur les sections de ligne autres que les leurs et sans compter avec le temps de travail sans interruption.</p>


<p>Ainsi, une équipe malienne, après plus de douze heures de conduite de train, a été amenée à faire du ballastage en territoire sénégalais pendant plusieurs heures. En entrant en gare de Tambacounda, cette équipe a fait du nez à nez avec un autre train garé dans cet établissement, résultat&nbsp;: Deux machines, valant plus d’un milliard chacune, détruites et de nombreux dégâts matériels et humains.</p>


<p>Ces derniers temps, les déraillements se multiplient à une cadence jamais connue chez nous :<br />
Après trois dérives en moins d’un mois, à la descente de Kati à Bamako, au mois d’octobre 2005, un train de fret est tombé dans la mairie du District de Bamako faisant des dégâts matériels importants et une victime ;<br />
Au mois de (18) février 2006, une triple catastrophe ferroviaire, survenue le même jour au Mali et au Sénégal a coûté la vie à trois personnes, blessé 50 autres, cassé six voitures à voyageurs, deux fourgons à bagages, huit wagons et endommagé une locomotive ;<br />
Le 17 mars 2006, un train marchandises a déraillé au PK 745 + 800 faisant Trois victimes (Un gardien malien du convoi, Un convoyeur sénégalais et Un convoyeur gambien) et de nombreux blessés, dont des cas graves, ont été évacués à l’hôpital A. DAOU de Kayes et d’importants dégâts matériels. Pendant ce temps, le train Express International voyageurs qui a quitté Bamako le mercredi 15 mars était maintenu à Kayes encore le vendredi 17 mars pour cause de déraillement au Sénégal.</p>


<p>La recrudescence des accidents de tout genre, nous alarme, aussi l’occasion de la commémoration de la Journée Internationale d’actions des cheminots qui a retenu, cette année, le thème&nbsp;: «&nbsp;Priorité à la sécurité », pour :<br />
Condamner la concession désastreuse et destructrice de la ligne de chemin de fer et de la dissolution de la Régie du Chemin de Fer du Mali (RCFM) ;<br />
Condamner la spéculation, combien honteuse, que les plus hautes autorités ont faite de l’accident du train de week-end survenu le 18 février 2006. Le voyageur est couvert par le contrat qui le lie au transporteur, à ce titre, il n’a pas besoin de condescendance, il est inadmissible que l’argent public serve à spéculer sur de telles choses ;<br />
Exiger au tant du gouvernement que du repreneur, chacun en ce qui le concerne, le respect du Règlement Général d’Exploitation en vigueur et des lois du travail en vigueur ;<br />
Condamner l’exploitation abusive des personnels roulants ;<br />
Condamner la pseudo-formation des conducteurs de trains et des autres personnels roulants, en effet, la matière première de la formation des mécaniciens, le cursus et la durée de la formation sont soumis à des exigences qui sous-tendent la sécurité des convois et des matériels ;<br />
Condamner l’exploitation de la voie ferrée en territoire malien dans son état critique (exemple&nbsp;: entre Dinguiraye et Talari, soit 79 km, il y a 21 Km de voie sur lesquels la vitesse autorisée est de 10 km/heure) au moment où, le matériel de voie est transporté pour réparer la voie au Sénégal&nbsp;; <br />
Condamner la dépose des voies de la gare de Samé et des établissements de la section Bamako – Koulikoro ;<br />
Condamner la spoliation du patrimoine foncier, immobilier, matériel et humain de la RCFM à des fins non avouées et destructrices pour notre pays et notre Nation&nbsp;;
Insister sur la nécessité de mettre l’immense potentiel matériel, financier, immobilier, foncier et humain de la RCFM au service du chemin de fer qui a servi plus d’un siècle et servira de socle à l’épanouissement des populations, des communautés, de l’économie locale et nationale&nbsp;;</p>


<p>COCIDIRAIL voit en la concession du chemin de fer au Mali la chaumière, que l’homme auquel vous avez fait confiance, vient embraser en vous disant, restez tranquille, je reviendrai éteindre le feu. COCIDIARIL insiste sur le fait que chaque jour qui passe est contre chacun de nous et nous tous. Voilà pourquoi, il est à notre avis inadmissible d’attendre que le «&nbsp;pyromane bienfaiteur » veuille bien daigner revenir.</p>


<p>COCIDIRAIL insiste sur la nécessité de fédérer toutes les forces vives de la Nation aussi bien que toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté, de par le monde, d’unir leur élan et de rendre le chemin de fer au Peuple Malien afin de lui donner les moyens de ses missions et de ses ambitions. Pour ce faire, toutes les actions légales seront utilisées pour marquer cette journée afin de défendre la Cause du Rail Malien et le rail dans le monde.</p>


<p>La population de Kayes, sous la houlette de la dynamique Coordination COCIDIRAIL, le 27 mars 2006, fera une Grande Marche de Protestation, sur l’itinéraire ci-joint, au cours de laquelle une lettre ouverte sera remise au Gouverneur de la Première Région et au Président de l’Assemblée Régionale de KAYES.</p>


<p>Dans le reste de la Région du Rail Malien, des actions concertées seront menées dans le cadre de la Journée internationale d’Actions des cheminots.</p>


<p>Bamako, le 20 mars 2006<br />
Pour Le Collectif Citoyen<br />
Dr Tiécoura TRAORE<br /></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cocidirail.info/index.php?2006/02/20/16-double-catastrophe-ferrioviaire-au-mali-18-fevrier-2006">
  <title>Double catastrophe ferrioviaire au Mali (18 février 2006)</title>
  <link>http://www.cocidirail.info/index.php?2006/02/20/16-double-catastrophe-ferrioviaire-au-mali-18-fevrier-2006</link>
  <dc:date>2006-02-20T00:19:23+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Cocidirail</dc:creator>
  <dc:subject>Actualités</dc:subject>
  <description>Communiqué du samedi 18 février 2006 :


Hier, samedi 18 février 2006, ont eu lieu 2 déraillements très coûteux pour la Nation Malienne</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Communiqué du samedi 18 février 2006&nbsp;:</p>


<p>Hier, samedi 18 février 2006, ont eu lieu 2 déraillements très coûteux pour la Nation Malienne</p> <p>- Le train (14) de week-end (Bamako – KAYES) a déraillé au Pk 800 + 500 (non loin de la gare BAGOUKO) autour de 11 heures 15 minutes&nbsp;: 5 voitures à voyageurs et une messagerie à terre sur le flanc après avoir été traînées sur plus de 50 mètres, une autre voiture déraillée reste sur ses roues.<br />
Bilan provisoire&nbsp;: <br />
- un (1) mort (enterré sur les lieux à cause de son état physique) - c'est le proviseur du Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes – selon une source proche de l'enseignement régional ;<br />
- cinquante deux (52) blessés, conduits à l'Hôpital Régional Al-Housseïni DAOU de KAYES dans la soirée du samedi&nbsp;; <br />
- D’importants dégâts sur le matériel roulant et la voie ferrée.<br /></p>


<p>- Le train marchandises (214) a déraillé au PK 996 (vers BADOUGOU) vers 13 heures 30 minutes :<br />
- six wagons à terre ;<br />
- d’importants dégâts sur le matériel roulant et la voie ferrée.<br /></p>

<pre></pre>

<p>La direction du repreneur du chemin de fer a fait un communiqué reconnaissant Un (1) mort et VINGT (20) blessés et a annoncé l’arrêt de la circulation des trains jusqu’à nouvel avis.</p>


<p>Le Collectif Citoyen pour la Restitution et le Développement Intégré du Rail Malien (COCIDIRAIL) :<br />
Présente ses condoléances attristées à la famille de la victime parmi d’innombrables autres et souhaite prompt rétablissement à tous les blessés de ce fâcheux accident ;<br />
Appelle les pouvoirs publics de notre pays à se ressaisir – il est grand temps – de façon à apporter aux hommes et aux femmes, aux communautés et à l’économie locale de la Région du Rail de même qu’à la Nation Malienne dans son ensemble, l’unique solution appropriée en la matière – la restitution pure et simple du chemin de fer à son unique propriétaire légitime – le Grand Peuple du Mali ;<br />
Convie toutes Ies citoyennes et tous les citoyens à se retrouver autour des questions de la sauvegarde, du développement et de la mise en valeur – à notre profit – de notre patrimoine national commun, mis en péril par ceux-là qui, par nous mandatés par le jeu de la démocratie, sont très avancés dans sa spoliation à notre détriment ;<br />
Invite toutes les femmes et tous les hommes épris de Justice, de Paix et de Progrès à apporter soutien et appui à la Cause du Rail Malien et à l’ensemble des Causes Justes. <br />
Annonce à tous les élus, de tous les niveaux, sa détermination à travailler avec toutes les bonnes volontés afin de faire avancer la Cause du Rail Malien dans l’intérêt bien compris de tous. <br /></p>


<p>Fait à Bamako, le 19 février 2006<br />
<br />
Pour le Collectif Citoyen<br />
Le Président<br />
Dr Tiécoura TRAORE</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cocidirail.info/index.php?2006/01/23/1-declaration-du-cocidirail-a-l-issue-du-forum-social-mondial-polycentrique-de-bamako-fsmp">
  <title>Déclaration du Cocidirail à l'issue du Forum Social Mondial Polycentrique de Bamako (FSMP)</title>
  <link>http://www.cocidirail.info/index.php?2006/01/23/1-declaration-du-cocidirail-a-l-issue-du-forum-social-mondial-polycentrique-de-bamako-fsmp</link>
  <dc:date>2006-01-23T09:57:35+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Cocidirail</dc:creator>
  <dc:subject>Actualités</dc:subject>
  <description>Le Collectif Citoyen pour la Restitution et le Développement Intégré du Rail (COCIDIRAIL) a tenu lors du FSMP les 20, 21 et 22 janvier 2006 au Centre de Recherche sur l'Energie Solaire (CRES) et à la Maison des Cheminots Retraités un Séminaire  sur l'avenir du chemin de fer (cas du Mali). Ce Séminaire du Cocidirail a rassemblé ses démembrements de Kayes, Mahina, Kalé, Toukoto, Oualia, Fangala, Boulouli, Bagouko, Kita, Kati et Bamako.


</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Le Collectif Citoyen pour la Restitution et le Développement Intégré du Rail (COCIDIRAIL) a tenu lors du FSMP les 20, 21 et 22 janvier 2006 au Centre de Recherche sur l'Energie Solaire (CRES) et à la Maison des Cheminots Retraités un Séminaire  sur l'avenir du chemin de fer (cas du Mali). Ce Séminaire du Cocidirail a rassemblé ses démembrements de Kayes, Mahina, Kalé, Toukoto, Oualia, Fangala, Boulouli, Bagouko, Kita, Kati et Bamako.<br /></p>


<p><img src="http://www.labournet.de/internationales/ml/mali3.jpg" alt="" style="display:block; margin:0 auto;" /><br /></p> <p>A l'issue de ces travaux marqués par des témoignages poignants des populations vivant le long du rail, une forte mobilisation des femmes et des retraités et une combativité impressionnante de tous les délégués, ainsi que l'expression de la solidarité de délégations étrangères (comme la CGT France, l'Association Lanaya) le Cocidirail a tenu à rendre publique la déclaration suivante&nbsp;:</p>


<p>• Considérant la concession désastreuse et illégale du chemin de fer à Transrail le 01 octobre 2003 ;<br />
• Considérant les conséquences immédiates et lointaines catastrophiques de cette privatisation (licenciement massifs (618 déflatés), fermeture de gares induisant la destruction de l'économie locale, déperdition de l'expertise nationale, spoliation du patrimoine foncier et immobilier, endettement accru du Mali et du Sénégal pour acheter le matériel roulant à l'Inde et investir pour rénover le rail aux fins de le donner en exploitation pendant vingt-cinq ans à Transrail, qui refuse par ailleurs d'assumer la responsabilité du trafic voyageur) ;<br />
• Considérant particulièrement un endettement effréné du Mali à hauteur de 11 milliards de F. CFA dont une partie, les 2 milliards  de FCFA ayant servi à acheter les ballastes ;<br />
• Considérant que Transrail transfèrent ce ballaste (que les maliens vont rembourser) pour aller poser des rails au Sénégal ;<br />
• Considérant que le chemin de fer, vendu à l'origine aux  privés canadiens CANAC et aux français GETMA est désormais propriété de la multinationale américaine SAVAGE Companies qui a racheté CANAC et du français "Jean Lefèbvre" – prête nom d'Abdoulaye Wade ;<br />
• Considérant que ce sont ces privés américains et franco-sénégalais qui exploitent ensemble la ligne malienne.
<br />
• Considérant  que pendant ce temps le Sénégal a conservé une partie de sa souveraineté sur les lignes intérieures du Petit Train Bleu (PTB)  Dakar-Thiaroye, Dakar-Rufisque, Dakar-Kaolack&nbsp;;
<br />
• Considérant que l'Assemblée Nationale du Mali, interpellée par les lettres et marches de protestation du Cocidirail a rejeté par trois fois cette concession inacceptable du gouvernement&nbsp;;
<br />
• Considérant que l'Assemblée nationale a fini sous la pression du gouvernement morale et financière par dissoudre la Régie du Chemin de fer du Mali (RCFM) et légaliser Transrail le 17 janvier 2005, en avançant l'argument inconsistant "d'honorer la signature du Mali ", en donnant en outre des financements supplémentaires à Transrail pour quelques réouvertures de gares et une reprise des trains intérieurs&nbsp;;
<br />
• Considérant qu'en deux ans de privatisation, on assiste au déclin continu de la ligne du chemin de fer, marqué par de nombreux accidents, des conditions de voyages dégradantes et une violence inacceptable des gardes voitures notamment sur les femmes et les personnes âgées&nbsp;;
<br />
• Considérant la destruction au lendemain de la privatisation d'une trentaine de voitures et wagons du chemin de fer, pourtant en bon état, mais qui ont été bradés à 10.000 frs pièce aux ferrailleurs&nbsp;;
<br />
• Considérant que malgré toutes les promesses répétées, personne ne voit venir les nouvelles locomotives et voitures&nbsp;;
<br /></p>


<p>• Considérant que les trains intérieurs Bamako-Koulikoro, Bamako-Kita et Mahina-Kayes sont toujours supprimés et que les bonnes traditions du train de Diassane, où la population pouvait voyager gratuitement ou a moitié tarif à l'occasion du Maouloud n'existent plus&nbsp;;
<br />
• Considérant qu'on assiste aujourd'hui sous la pression de nos luttes à un semblant de réouverture des gares accentuant les pertes de bagages et les accidents (Il n'y a ni chef de gare, ni aiguilleurs dans des localités où les arrêts ne dépassent pas 2 minutes !)&nbsp;;
<br />
• Considérant que dans le même temps Transrail amasse plus du milliard par mois, sans investir quoi que ce soit&nbsp;;
<br />
• Considérant que le trafic marchandise a de tout temps été rentable au Mali&nbsp;;
<br />
• Considérant la diabolisation et le licenciement arbitraire et illégal du Docteur Tiécoura Traoré, pour avoir osé, à la tête du Cocidirail et SYTRAIL, élevé la voix pour demander de "rendre le chemin de fer au peuple malien"&nbsp;;
<br />
• Considérant l'inégalité continue de traitement (Salaires, Primes et Indemnités, pensions) entre les travailleurs sénégalais et maliens, malgré la grève du syndicat malien SYTRAIL, les 15 et 16 mars 2005&nbsp;;
<br />
• Considérant que la nouvelle grille salariale adoptée unilatéralement par Transrail entraîne au contraire une baisse de salaires, créant un grand mécontentement au sein des travailleurs actifs&nbsp;;
<br />
• Considérant la perte intrinsèque des avantages sociaux anciennement acquis par les travailleurs actifs et retraités maliens et leurs ayant droits (permis de circulation, rente viagère, gratuité des soins médicaux)&nbsp;;
<br />
• Considérant que malgré toutes ces conséquences catastrophiques, le président de la République Amadou Toumani Touré et les pouvoirs publiques maliens prétendent justifier par "le duga" (la mauvaise gestion) les privatisations non seulement du chemin de fer, de l'EDM et de la CMDT (prévue pour 2008), privatisations dont ils disent eux-mêmes, qu'elles ne sont "'pas honorables " et qu'elles "tuent l'économie nationale"&nbsp;;
<br />
• Considérant que les autorités n'ont aucune volonté de lutter contre le duga, la mauvaise gestion mais au contraire cultivent l'impunité&nbsp;;
<br />
• Considérant que par la suite le gouvernement malien par la voix de son ministre actuel en charge de l'énergie et de l'eau, pour justifier la rupture du contrat de concession EDM Saur-International a affirmé que la privatisation de l'Energie a été "un échec" et que les concessions au Mali n'ont pas été un succès&nbsp;;
<br />
• Considérant que la dite "mauvaise gestion" est d'abord le fait des pillages du gouvernement sur les caisses du chemin de fer et des autres sociétés&nbsp;;
<br />
• Considérant que dans le cas particulier du chemin de fer la privatisation tire notamment sa source, non pas du "duga" et de la "mauvaise gestion", mais bien  du sabotage des 14 locomotives de l'ex-Régie de Chemin de Fer du Mali (8 canadiennes, 4 américaines et 2 françaises)  par une huile totalement inadaptée dénommée FINA&nbsp;;
<br />
• Considérant que cette huile FINA a été imposée par Alpha Oumar Konaré et ses ministres en quête de marché pour leurs intérêts personnels et par le limogeage de tous les directeurs compétents qui ont combattu  avec succès le duga et la mauvaise gestion et se sont opposés à l'achat de l'huile FINA&nbsp;;
<br />
• Considérant qu'à cause de cette huile FINA, le Mali a ainsi perdu toutes ces locomotives au point de dépendre des locomotives du Sénégal (qui lui a expressément refusé l'huile FINA)&nbsp;;
<br />
• Considérant que pour sa part, la responsabilité du Président ATT est également totale, car il a accepté après Alpha Oumar  la "concession globale" du chemin de fer imposée par le Président de la république du Sénégal au lieu d'une concession partielle&nbsp;;
<br />
• Considérant qu'ATT a dit à cet effet à Abdoulaye Wade le 23 septembre 2003 autour d'un plat de Thiéboudieune&nbsp;: "tu es l'aîné, tu dis ce qu'il y a à faire, nous l'exécutons"&nbsp;;
<br />
• Considérant que ce propos d'ATT est venu après que lui-même, pendant la campagne pour son élection comme Président de la République, ait promis à toutes les populations du rail que "le chemin de fer ne sera pas vendu"&nbsp;;
<br />
• Considérant qu'ATT n'a pas honoré les promesses qu'il a faites aux populations de la 1ère région et que celles-ci constatent tous les jours qu'ATT respecte les promesses qu’il fait aux populations des régions du Nord du Mali.</p>


<p>En conséquence,
<br />
<strong>Les participantes et participants au Séminaire du Cocidirail sur l'avenir du chemin de fer</strong>&nbsp;:
<br />
• Déclarent que la concession du chemin de fer et les privatisations désastreuses qui l'accompagnent sont avant tout le résultat de la démission nationale et totale des dirigeants maliens, c'est à dire une volonté politique au profit des multinationales et d'eux-mêmes les dirigeants, contre les intérêts de la patrie et sous la pression du FMI et de la Banque Mondiale&nbsp;;
<br />
• Appellent à la mobilisation nationale et populaire pour annuler cette concession et <strong>renationaliser le chemin de fer et tout notre riche patrimoine  économique, culturel national et humain, y compris le ballaste et la terre qu'on veut vendre à présent au plus offrant, et d'abord aux multinationales et gouvernements étrangers</strong> ;<br /></p>


<p>Se félicitant particulièrement que ce Séminaire de 2006 a été le plus grand rassemblement du Cocidirail depuis sa création le 31 août 2003, les participantes et participants se sont solennellement engagés à travailler d'arrache-pied pour développer et renforcer l'implantation des sections et sous-sections du Cocidirail dans toutes les localités de la ligne du chemin de fer&nbsp;;</p>


<p>Les participantes et participants et leurs délégations proclament que c'est seulement un Cocidirail fort, représentatif et puissamment organisé qui pourra travailler avec succès à utiliser toutes les formes de luttes légales  de masse nécessaires (déclaration, affichage, meeting, marche, protestation, campagne de pétition ou électorale,  grèves, ville morte, occupation du rail etc...) pour atteindre ses objectifs&nbsp;;</p>


<p>Les participantes et participants, conscients des fausses promesses électorales d'ATT en 2002, ont résolu à l'unanimité de ne pas voter et d’appeler à ne pas voter ATT lors des élections présidentielles en 2007&nbsp;;</p>


<p>A cet effet, le Séminaire engage toutes les participantes et tous les participants, toutes les sections et tous les comités de base, à mener d'ores et déjà campagne le long du rail pour convaincre les populations de <strong>faire de la restitution du chemin de fer au peuple malien le critère fondamental des élections  de 2007</strong>. Il s'agit de refuser de voter pour tous les candidats présidentiels, législatifs et communaux qui démissionnent devant la sauvegarde de notre patrimoine national et l'intérêt des populations&nbsp;;</p>


<p><strong>Luttons partout pour</strong>&nbsp;:</p>


<p>• La réouverture immédiate et inconditionnelle de toutes les gares (en bonne et due forme) et le rétablissement de toutes les lignes intérieures du Mali (Bamako-Koulikoro, Bamako-Kita, Mahina-Kayes) et l'arrêt des violences des gardes voitures&nbsp;;
<br />
• La lutte sans concession contre les dilapidateurs connus des biens publics, la lutte contre l'impunité par des sanctions&nbsp;;
<br />
• La réintégration du Docteur Tiécoura Traoré dans tous ses droits et lui apporter solidairement un soutien moral et financier&nbsp;;
<br />
• L'apurement des droits des licenciés et des déflatés et leur reclassement&nbsp;;
<br />
• L'égalité de salaires, indemnités et primes d'ancienneté entre les travailleurs de Transrail&nbsp;;
<br />
• <strong>La sauvegarde et le respect du bénéfice des avantages sociaux acquis aux cheminots de toutes les générations et leurs ayants droits (permis, rentes viagères, gratuité des soins médicaux)</strong>&nbsp;;
<br />
• <strong>L'annulation des concessions et privatisations</strong> (non à la loi d'orientation agricole dite LOA&nbsp;! oui à la renationalisation du chemin de fer).</p>


<p>Bamako les 20, 21, 22, 23 janvier  2006
<br />
Le Séminaire du COCIDIRAIL</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cocidirail.info/index.php?2006/01/15/3-rencontres-syndicales-internationales-du-rail-2eme-edition-bamako-fevrier-2006">
  <title>Rencontres syndicales internationales du rail - 2éme édition -  Bamako, Février 2006</title>
  <link>http://www.cocidirail.info/index.php?2006/01/15/3-rencontres-syndicales-internationales-du-rail-2eme-edition-bamako-fevrier-2006</link>
  <dc:date>2006-01-15T16:57:57+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Cocidirail</dc:creator>
  <dc:subject>Rendez-vous</dc:subject>
  <description>Les rencontres syndicales se tiendront dans l'élan de celles qui se sont déjà tenues à Dakar en Décembre 2005.
Ouvertes à toutes les associations et organisations syndicales se sentant concernées par la question du chemin de fer, elles auront lieu au mois de février 2006 à Bamako.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Les rencontres syndicales se tiendront dans l'élan de celles qui se sont déjà tenues à Dakar en Décembre 2005.<br />
Ouvertes à toutes les associations et organisations syndicales se sentant concernées par la question du chemin de fer, elles auront lieu au mois de février 2006 à Bamako.</p> <p>Plus de détails à venir trés bientôt.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cocidirail.info/index.php?2005/12/08/2-rencontres-syndicales-internationales-rail-rencontres-syndicales-internationales-rail-dakar-6-au-8-decembre-2005">
  <title>Rencontres syndicales internationales du rail - Dakar, 6 au 8 décembre 2005</title>
  <link>http://www.cocidirail.info/index.php?2005/12/08/2-rencontres-syndicales-internationales-rail-rencontres-syndicales-internationales-rail-dakar-6-au-8-decembre-2005</link>
  <dc:date>2005-12-08T16:39:33+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Cocidirail</dc:creator>
  <dc:subject>Déclarations</dc:subject>
  <description>Du 6 au 8 décembre 2005, se sont tenues des rencontres syndicales internationales de cheminots à Dakar, organisées par Transnational Information Echanges (TIE International, TIE Afrique) et SUD-rail.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Du 6 au 8 décembre 2005, se sont tenues des rencontres syndicales internationales de cheminots à Dakar, organisées par Transnational Information Echanges (TIE International, TIE Afrique) et SUD-rail.</p> <p>Etaient présentes les délégations suivantes :<br />
Sénégal&nbsp;: Fédération des travailleurs du rail (FET-Rail/CNTS)  -  Syndicat national des travailleurs du petit train de banlieue (SYNAT-PTB/CNTS)  -  Regroupement des Cheminots Déflatés (RCD)<br />
Mali&nbsp;: Syndicat des travailleurs du rail (SYTRAIL)  -  Collectif Citoyen pour le Développement Intégré du Rail Malien (COCIDIRAIL)<br />
Burkina Faso&nbsp;: Syndicat libre des cheminots du Burkina (SLCB)<br />
R. D. Congo&nbsp;: Lutte ouvrière (LO).<br />
Maroc&nbsp;: Fédération des travailleurs du rail (FDR-UDT)  -  Association des cheminots.<br />
Espagne&nbsp;: Syndicat fédéral des cheminots CGT (SFF-CGT)<br />
France&nbsp;: Fédération des syndicats SUD-rail (SUD-rail/union syndicale Solidaires)<br />
<br />
Chaque délégation a exposé la situation sociale, syndicale et aussi du rail dans son pays. Le débat a mis en évidence des points importants, qui nous sont communs, au-delà des frontières.<br />
<br />
<br />
Les conséquences du capitalisme.<br />
Les politiques économiques élaborées par le Fond Monétaire International, la Banque Mondiale et l’Organisation Mondiale du Commerce, déterminent désormais les politiques sociales et de l’emploi sur toute la planète.<br />
<br />
Ces politiques visent notamment d’abord à déréguler les services publics en dérogeant au cadre légal existant (droit du travail, droits syndicaux, protection de l’environnement, santé publique, éducation publique, services sociaux aux plus démunis, etc.) et ensuite à les privatiser, tout cela avec l’accord et la complicité des gouvernements des Etats.<br />
<br />
Les chemins de fer sont directement confrontés à cette situation, qui est la conséquence de l’état du rapport de forces entre le mouvement ouvrier et ceux qui veulent «&nbsp;gouverner le monde ».<br />
<br />
La privatisation correspond aux besoins actuels du système capitaliste pour survivre, se développer, imposer son modèle. Il s'agit de choix politiques, non de décisions neutres qui ne reposeraient que sur des critères "techniques" ou d'efficacité.<br />
<br />
Les institutions telles que la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International, etc. organisent ces privatisations qui appauvrissent les plus pauvres des pays et les plus pauvres des citoyens dans chaque pays.<br />
<br />
Si les rythmes et les situations sociales sont différents, la recette du capitalisme est la même partout&nbsp;: les services rentables pour les sociétés privées et leurs actionnaires sont privatisés, les autres sont abandonnés. Les gouvernements, soumis aux ordres des institutions monétaires, organisent ces privatisations.
Les conséquences sociales sont lourdes pour :<br />
Les salariés des entreprises ferroviaires&nbsp;: licenciements, précarisation, déréglementation, non-respect des normes internationales du travail, gaspillage des savoirs, etc. Ceci se répercute aussi gravement sur leur entourage&nbsp;: femmes, enfants (divorces, scolarité des enfants compromises, …)
Là où les privatisations ont été imposées, les accords négociés entre direction et syndicat, pour préserver les intérêts des salariés, voient le plus souvent leur application retardée ou dévoyée.<br />
Les populations&nbsp;: désertification, déstructuration du tissu social, accentuation de la pauvreté oppression accrue des femmes, …<br />
Les pays&nbsp;: dépendance accrue des pays du Sud vis-à-vis de ceux du Nord, endettement, bradage du patrimoine, etc.<br />
<br />
Les organisations syndicales doivent défendre les services publics&nbsp;: des services publics qui correspondent à un besoin social et disposent des moyens pour accomplir leurs missions.<br />
<br />
Face aux sociétés déjà privatisées, les organisations syndicales doivent continuer à défendre les intérêts des travailleurs pour de bonnes conditions de travail, de rémunération et de représentativité.<br />
<br />
Un syndicalisme qui propose :<br />
La construction d'organisations syndicales prenant réellement en compte la volonté des travailleurs.<br />
Un syndicalisme démocratique, pluraliste, sans compromission avec gouvernements ou directions. Débattre des divergences, confronter les opinions, doit favoriser la recherche de solutions unifiantes, permettre des actions communes.<br />
La recherche de l'unité d'action la plus large au sein du mouvement syndical et aussi avec le mouvement associatif, pour promouvoir une plate-forme revendicative commune<br />
<br />
Nous proposons la plate-forme commune suivante :<br />
1. - Le chemin de fer doit être propriété publique, parce c’est la société qui avec ses efforts l'a construit, développé et maintenu. La privatisation est un détournement de bien public au profit d’intérêts particuliers d’une minorité.<br />
<br />
2. - Le chemin de fer doit avoir pour but le service public, sa rentabilité est sociale, non économique. Il ne doit pas favoriser les intérêts particuliers sur les intérêts généraux.<br />
<br />
3. - Le chemin de fer doit être administré par des entreprises publiques, qui doivent gérer conjointement l'infrastructure, le transport et les services en respectant strictement les normes de la bonne gouvernance. L’éclatement met en danger tant la sécurité que la viabilité du transport ferroviaire.<br />
<br />
4. - La sécurité doit être un objectif prioritaire du transport ferroviaire et ne peut pas se réduire à des équations, des bénéfices ou des calculs de probabilités, qui finissent toujours par avoir des conséquences tragiques. Les investissements nécessaires pour atteindre un niveau maximum de sécurité dans tout le chemin de fer doivent être effectués.<br />
<br />
5. - Les avantages du chemin de fer doivent être reconnus, en prenant en compte les coûts sociaux&nbsp;: respect de l'environnement, moindre occupation du sol, service offert à la communauté, moindre consommation énergétique, moindre dépendance du pétrole, développement de l’aménagement du territoire et surtout moins de risques d'accident.<br />
<br />
6. - Les avantages du chemin de fer doivent avoir une répercussion sur les usagers et sur la société en général&nbsp;: tarifs abordables et subventionnés, égalité de traitement quelle que soit la zone géographique (péréquation tarifaire), services correspondants aux nécessités sociales et investissements suffisants. Le chemin de fer doit être privilégié comme mode de transport, tant pour les voyageurs que pour les marchandises.<br />
<br />
7. – Il faut favoriser l'accessibilité au chemin de fer, notamment pour les personnes qui vivent dans des zones relativement isolées, là où la carence du transport est le plus durement ressentie et aussi pour les populations qui ont une plus grande dépendance vis-à-vis du transport public (ceux qui pour des raisons d'âge, de problèmes de santé par exemple, ne peuvent pas ou ne souhaitent pas utiliser des moyens individuels de transport), les personnes avec de faibles revenus et celles qui ont une mobilité réduite.<br />
<br />
8. - Le chemin de fer doit disposer d’un effectif suffisant, d’emplois stables et avec des droits sociaux forts, des fonctions bien définies et une formation adéquate.
<br />
9. – Usagers et salariés du chemin de fer, nous devons prendre une part active et directe aux décisions qui concernent le chemin de fer qui est un patrimoine collectif et qui doit être au service de la Communauté.<br />
<br />
Solidarité internationale<br />
Notre syndicalisme est soumis à une forte répression de la part des gouvernements et directions auxquels il s'oppose. Nous apportons notre entière solidarité aux camarades victimes des mesures iniques telles que déplacements arbitraires (Maroc), sanctions administratives (Mali, Sénégal, Burkina, R.D. Congo …)<br />
<br />
La situation des cheminots déflatés (licenciés) nous touche aussi directement, et nous appuyons toutes les démarches de nos camarades qui luttent pour faire reconnaître leurs droits, et exigeons que les accords signés soient respectés.<br />
<br />
Nous voulons construire un réseau international des syndicats de travailleurs du rail, pour renforcer les luttes de chacun, développer les luttes communes.<br />
<br />
Nous voulons développer la confrontation entre nos histoires et nos cultures syndicales et ferroviaires, pour une meilleure connaissance mutuelle. C’est indispensable pour mieux lutter contre le développement des politiques libérales et pour la mise en œuvre de véritables services publics répondant aux besoins de l’ensemble de la société.<br />
<br />
Notre coordination est sur le champ professionnel du ferroviaire, en englobant l’ensemble des travailleurs quelles que soient les divisions imposées par les patrons et les gouvernements&nbsp;: travailleurs d’entreprises publiques ou privées, avec des contrats stables ou temporaires, cheminots en activité, en retraite ou licenciés (déflatés) Mais notre syndicalisme est interprofessionnel&nbsp;; nous appuierons toutes démarches permettant d'étendre au-delà de notre champ professionnel la dynamique que nous initions.<br />
<br />
Notre coordination repose sur l'autonomie des organisations qui y participent et se fonde sur les principes de solidarité, de justice sociale, d’égalité, de démocratie, d’autonomie vis-à-vis des partis politiques. Le combat pour la paix, l’écologie font partie des valeurs fortes que nous défendons.<br />
<br />
Nous affirmons qu’un autre Monde ferroviaire est possible, un Monde dans lequel on respecte les acquis sociaux, les conditions de travail, la sécurité, le service public, le droit au transport pour tous, les libertés syndicales.<br />
<br />
Les organisations signataires s'engagent à poursuivre et développer le travail commun :<br />
<br />
Dans chacun de nos pays, nous recherchons l'unité d'action syndicale. Unis, nous sommes plus forts pour imposer la prise en compte de nos revendications, de nos propositions.<br />
<br />
Entre syndicats de pays différents reliés par une même ligne de chemin de fer, souvent une même société, il est indispensable de construire des plates-formes revendicatives communes et d'agir ensemble.<br />
<br />
En Europe, une coordination du syndicalisme alternatif dans le rail a été mise en place, nous soumettons à chacune de nos organisations la proposition de faire de même en Afrique, en restant ouverts aux composantes non présentes aujourd'hui.<br />
<br />
Notre volonté est de bâtir un réseau international&nbsp;; cela nécessite de renforcer le travail déjà effectué en Europe, commencé en Afrique, et de l'étendre aux autres continents en utilisant les contacts déjà pris par certaines de nos organisations.<br />
<br />
L'échange d'information est une priorité. Nous devons dégager les moyens nécessaires à une circulation de celle-ci entre nos organisations, mettre en place un observatoire international.<br />
<br />
La formation syndicale est indispensable pour avoir des syndicats réellement démocratiques. Nous poursuivrons les sessions comme celle-ci, en essayant de les démultiplier pays par pays, pour toucher un grand nombre de militants.<br />
<br />
La défense des services publics concerne l'ensemble des citoyens&nbsp;; le travail commun avec les associations qui agissent sur ce terrain est une nécessité pour le mouvement syndical.<br />
<br />
Fait et adopté à Dakar, le 8 décembre 2005.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cocidirail.info/index.php?2005/11/16/5-ils-sont-a-nos-cotes-peuples-solidaires">
  <title>Ils sont à nos côtés : Peuples Solidaires</title>
  <link>http://www.cocidirail.info/index.php?2005/11/16/5-ils-sont-a-nos-cotes-peuples-solidaires</link>
  <dc:date>2005-11-16T17:12:40+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Cocidirail</dc:creator>
  <dc:subject>Nos partenaires</dc:subject>
  <description>Ils nous soutiennent de différentes manières. Voici par exemple une campagne mené par Peuples Solidaires en France.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Ils nous soutiennent de différentes manières. Voici par exemple une campagne mené par Peuples Solidaires en France.</p> <p>Télécharger le <a href="http://www.cocidirail.info/documents/campagnepeuplessolidaires.pdf">document pdf</a>.</p>


<p><a href="http://www.peuples-solidaires.org/article648.html">La campagne sur le site de Peuples Solidaires</a><br /></p>


<p>En savoir plus sur la campagne sur le site de <a href="http://www.peuples-solidaires.org/">Peuples Solidaires</a></p>


<hr />

<p><strong>Peuples Solidaires&nbsp;: Appel n°288</strong> (du 16 novembre au 31 décembre 2005)</p>


<p>L’économie du Mali, Etat enclavé au centre de l’Afrique de l’Ouest, est fortement tributaire des voies de communication qui relient le pays aux ports de la côte Atlantique. Ainsi, Dakar, au Sénégal, est le terminus maritime de la seule ligne de chemin de fer, longue de 1 288 kilomètres qui dessert le territoire du Mali depuis plus d’un siècle. Mais depuis le 1er octobre 2003 c’est la société privée Transrail qui exploite le rail malien. Une privatisation très fortement contestée par le Cocidirail, qui rassemble de nombreux acteurs de la société civile malienne et a créé des comités locaux tout au long du tracé de la ligne. Car employés et usagers sont les plus touchés par une privatisation qui néglige les besoins des populations et privilégie une rentabilité à court terme, tout en pesant très lourd sur les finances de l’Etat malien. Mais la mobilisation peine à se faire entendre et l’un de ses porte-parole, ancien cadre de la Régie des Chemins de Fer, a même été renvoyé sans ménagement en raison de ses activités.</p>


<p>Ingénieur d’exploitation du chemin de fer, Tiécoura Traoré est à l’initiative du lancement du Collectif Citoyen pour la Restitution et le Développement Intégré du Rail Malien (Cocidirail), fondé le 31 août 2003. Fils de cheminot, titulaire d’une thèse de doctorat en gestion des transports, ancien directeur adjoint de l’école des cadres du chemin de fer africain, Tiécoura Traoré bénéficie d’une grande confiance auprès des cheminots et des citoyens maliens regroupés au sein de Cocidirail. Le 11octobre2004, il a pourtant payé le prix fort de son engagement en se faisant licencier. Ses employeurs lui ont reproché son “manque de loyauté” et son “intention délibérée de nuire” et l’ont privé de tout salaire, prime ou indemnité. L’inspecteur du Travail s’est opposé à cette mesure et a fait valoir que ce licenciement ne respectait pas la législation locale, M. Traoré étant protégé en raison de son statut de délégué du personnel. Mais depuis 2004, l’ex-salarié et ses soutiens demandent en vain sa réintégration. Le 9 mai 2005, contre toute attente, le Tribunal du Travail a même validé le licenciement. Cependant, il tarde curieusement à notifier sa décision, privant ainsi les avocats de M. Traoré de toute possibilité d’appel.</p>


<p><strong>Privatisation à grande vitesse</strong></p>


<p>Le chemin de fer malien, doté d’un patrimoine estimé à 105 milliards de francs CFA a été bradé à Transrail pour 7 milliards, payable à crédit sur exploitation de la ligne et sur 7 ans. Certes, depuis la privatisation, le trafic de marchandises a été multiplié par 6. Mais le trafic voyageur est totalement laissé à l’abandon. Plus de deux tiers des gares et haltes ont été fermées (26 sur 36) dans ce pays où le rail représentait l’un des principaux moyens de circulation. De nombreux villages sont inaccessibles par la route et c’est autour du rail que se sont développés des villages, des vergers, toute une série d’activités économiques aujourd’hui gravement menacées.</p>


<p>Pas question pour Transrail d’assumer les coûts d’investissements liés au trafic-voyageurs. Le Sénégal et le Mali s’endettent à hauteur d’une vingtaine de milliard de francs CFA pour l’achat de locomotives et voitures destinées à ce transport. “Voila au total une privatisation où l’acheteur prend tout à crédit, se fait financer par le vendeur non seulement les investissements qui lui incombent, mais encore les services qu’il doit lui rendre. Transrail n’apporte pas un sous et est venu juste pour se baisser et ramasser les bénéfices colossaux d’environ 1 milliard par mois que lui procure le trafic-marchandises qui a, de tout temps, été rentable” (déclaration du Cocidirail - septembre 2004). Il est par ailleurs difficile de savoir qui est réellement derrière cette société. Transrail était initialement une société de droit malien, détenue par des actionnaires canadiens et français (CANAC et GETMA). Les français de GETMA ont cédé leurs actions au groupe J.LEFEBVRE (bâtiment et café), proche d’Abdoulaye Wade, Président du Sénégal, qui a vendu à la S.N.C. EUROVIA son fonds industriel et commercial de travaux publics. Les canadiens CANAC ont été, à leur tour, rachetés par l’américain SAVAGE COMPAGNIES.</p>


<p>L’affaire est rentable, en tous cas, puisque la concentration de l’activité sur le transport du fret a par exemple permis, en deux ans, de multiplier par trois le tonnage des marchandises transportées du Sénégal vers le Mali (45000 tonnes par mois), avec des résultats financiers qui ont connu dans le même temps une progression de 75%.</p>


<p><strong>Résistance populaire, résistance syndicale</strong></p>


<p>Depuis deux ans, le CODICIRAIL ne ménage pas son énergie. Il multiplie les émissions de radio, organise des meetings de protestation et campagnes d’affichage dans tout le pays. Il a contribué à la naissance d’un nouveau syndicat du chemin de fer, le SYTRAIL. Cette activité a eu un écho important dans la presse nationale et internationale.</p>


<p>Dans l’entreprise, les organisations syndicales sont également actives <sup>[<a href="#pnote-5-1" id="rev-pnote-5-1">1</a>]</sup>. Une grève a lieu en mars 2005. Les revendications portent sur l’hygiène et la sécurité, l’élection de délégués du personnel, la participation au Conseil d’Administration de la société <sup>[<a href="#pnote-5-2" id="rev-pnote-5-2">2</a>]</sup>, l’égalité de traitement et l’harmonisation des salaires entre la société malienne et celle, plus avantageuse, du Sénégal.</p>


<p>Les mouvements sociaux se développent donc au sein de l’entreprise pour le respect des droits et la dignité, tandis que la contestation de la politique de transport gagne l’ensemble de la société civile malienne.</p>


<p>Ainsi, le récent Forum de Fana <sup>[<a href="#pnote-5-3" id="rev-pnote-5-3">3</a>]</sup> a été l’occasion, pour le Cocidirail, d’accroître le retentissement national et international de son combat, et d’en appeler à un élargissement de la mobilisation.</p>


<p><ins>POUR EN SAVOIR PLUS :</ins></p>


<p><strong>Petite histoire du chemin de fer d’Afrique de l’Ouest</strong></p>


<p>A la période coloniale, suivant un schéma bien connu, la liaison ferroviaire de l’Afrique Occidentale Française fut l’outil permettant l’exportation des matières premières vers les centres d’exploitation et les marchés et l’importation d’intrants et de produits finis. Après la seconde guerre mondiale de nouveaux Etats ont pris la place des anciennes colonies. Le Mali et le Sénégal, pour ce qui concerne cette région, ont chacun créé leur propre régie de chemin de fer, exploitant les portions de ligne se trouvant sur leurs territoires respectifs. L’histoire de la Régie de Chemin de Fer Malien a malheureusement été ponctuée de scandales financiers et ses caisses bien souvent prises en otages par les pouvoirs politiques qui se sont succédés.</p>


<p><ins>Appel en lien avec :</ins><br />
En France, le groupe Afrique d’ATTAC, la CGT-Cheminots et SUD-Rail, apportent un soutien très actif au Cocidirail.</p>


<p><ins>Contact COCIDIRAIL :</ins> cocidirail@yahoo.fr</p>


<p><ins>COMMENT AGIR ?</ins></p>


<p><ins>Par lettre :</ins> vous pouvez recopier le modèle ci-dessous ou le télécharger en cliquant sur la pièce jointe située en bas de page. Envoyez votre courrier au destinataire (adresse indiquée dans la lettre), sans oublier d’inscrire vos coordonnées et de signer. <br />
Affranchissement&nbsp;: 0,75 € (ou enveloppe internationale 8,40 € les 10) E-mail&nbsp;: presidence@koulouba.pr.ml<br />
<ins>Délai de réaction</ins>&nbsp;: dès réception, mais pour donner plus d’ampleur à la campagne, vous pouvez la diffuser jusqu’à fin décembre 2005.</p>


<p><ins>TEXTE DE LA LETTRE :</ins></p>


<p>Inscrivez vos coordonnées</p>


<p>Date&nbsp;:</p>


<p>Amadou Toumani Touré
Président du Mali
Palais de Koulouba
BAMAKO
République du Mali</p>


<p>Monsieur le Président,</p>


<p>J’ai été informé par le Cocidirail et par le Réseau-Solidarité de Peuples Solidaires (10, quai de Richemont - Rennes, France) des conséquences de la privatisation du rail malien pour les populations et pour les salariés du rail.</p>


<p>Le Cocidirail se mobilise depuis 2003 pour “rendre le chemin de fer au Peuple”. Il demande notamment le respect des droits acquis des cheminots de toutes les générations, l’égalité de salaires pour les même postes, le respect de la convention de concession et de tous les accords signés, la réouverture inconditionnelle des gares et haltes, le rétablissement des retraités et rentiers dans leurs droits.</p>


<p>Je soutiens ces requêtes et regrette que M. Tiécoura Traoré, président du Cocidirail, ait été licencié le 11octobre 2004 sans salaire, prime ni indemnité, en raison de ses activités militantes. M. Traoré devrait être réintégré dans l’intégralité de ses droits. Sur ce dossier, je vous demande d’intervenir pour que le Tribunal du travail qui s’est prononcé sur cette affaire livre sans tarder la notification de son jugement, pour permettre à la justice de suivre son cours.</p>


<p>Restant attentif aux suites que vous donnerez à ma lettre, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.</p>


<p>Signature</p>
<div class="footnotes"><h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-5-1" id="pnote-5-1">1</a>] Deux syndicats sont implantés à Transrail : le Sytrail, créé dès octobre 2003, et le Fetrail.</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-5-2" id="pnote-5-2">2</a>] 9% des parts de Transrail appartiennent au personnel, mais celui-ci n’est pas représenté au sein du Conseil d’Administration.</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-5-3" id="pnote-5-3">3</a>] La 4ème Edition du Forum des Peuples s’est tenue du 06 au 09 juillet 2005 à Fana, au Mali, en contrepoint au sommet de G8 de Gleneagles, Ecosse. Une délégation de Peuples Solidaires y a participé.</p></div>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cocidirail.info/index.php?2005/11/15/17-appel-des-femmes-des-cheminots-compresses-de-kayes">
  <title>« Appel des femmes des cheminots compressés de Kayes »</title>
  <link>http://www.cocidirail.info/index.php?2005/11/15/17-appel-des-femmes-des-cheminots-compresses-de-kayes</link>
  <dc:date>2005-11-15T16:53:09+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Cocidirail</dc:creator>
  <dc:subject>Actualités</dc:subject>
  <description>Lettre au Président de la République
« Appel des femmes des cheminots compressés de Kayes »</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Lettre au Président de la République<br />
«&nbsp;Appel des femmes des cheminots compressés de Kayes »</p> <p>Excellence Monsieur le Président.</p>

<pre></pre>

<p>Nous femmes (mères, épouses, filles) dignes héritières des rails avons décidé de soutenir nos parents cheminots à travers l’Association créée le 10-07-2004.<br />
Aussi, par la présente, nous vous adressons ce cri de désespoir, d’angoisse et de désolation pour la sauvegarde de la RC FM.<br />
Cet outil précieux qui a contribué au développement de notre région (Kayes) et celui de notre cher pays le Mali.<br />
Excellence, Monsieur le président, nous voudrions vous rappeler ces faits historiques, car nous les avons encore en mémoire.<br />
En effet, Excellence, lorsqu’en 1947, des droits ont été bafoués, ces cheminots dans un élan de courage et de détermination ont, des mois durant, au prix de sacrifices immenses, vaincu l’injustice et l’arbitraire.<br />
Ces mêmes hommes, un certain mois d’août 1960, ont tout abandonné (maison, emploi, situation administrative confortable) pour rejoindre leur patrie «&nbsp;Le Mali ».<br />
Ces vagues de refoulés, fatigués et affamés, massés au pont de Kidira sur le bord de la Falémé&nbsp;; sur l’autre rive, d’autres concitoyens attendaient le retour des dignes fils du pays aux regards fiers et engagés.<br />
Ils ont fait échec à l’asphyxie programmée de notre cher Mali en mettant sur pied un réseau ferroviaire fiable qui a été quarante quatre ans le cordon ombilical de la première région économique du Mali (Kayes).<br />
Aujourd’hui, ce bien national, j’allais dire, cet orgueil national&nbsp;; le bébé de la souveraineté est entrain d’être jeté avec l’eau du bain.<br />
Depuis sa naissance, l’État Malien n’est-il pas propriétaire et seul gestionnaire de la RCFM&nbsp;? Quand on sait que les différents PDG qui s’y sont succédés ont tous été nommés par décret.<br />
Excellence, la RCFM a traversé le temps de la I ère République, celui de la II ème République, sans accrocs (référence au nombre de trains en service), La III ème   République aurait-elle planifié la mort de notre chemin de fer ?<br />
Excellence monsieur le président, vous avez fait l’essentiel de votre campagne en 1 ère Région par la voie ferrée.<br />
Votre train a été assailli à toutes les gares (votre propos de campagne suscitait en eux l’espoir).<br />
Aujourd’hui, excellence, ces gares voient furtivement passer le train.<br />
Excellence, le licenciement de près de 700 travailleurs, la fermeture de 26 gares ayant engendré la mévente de la production pour cause d’enclavement constituent, à nos yeux, un argument opposable aux slogans politiciens (lutte contre la pauvreté, lutte contre l’exclusion en ce mois d’octobre).<br />
Excellence, vous êtes l’ami des enfants qui sont prêts à mourir «&nbsp;avec vous » vous avez coutume de rétorquer&nbsp;: «&nbsp;Que vous êtes prêt à mourir «&nbsp;avec eux » ».<br />
Monsieur le président les enfants de la «&nbsp;région des rails » se meurent sans vous.<br />
Excellence, la meilleure aide que vous pouvez faire pour ces enfants est de reconsidérer la concession de la RCFM.<br />
Vous aurez épargné «&nbsp;la touffe de cheveux » permettant d’identifier le peuple de la Région des rails.<br />
<br /></p>


<p>Kayes le 15 novembre 2004<br />
<br />
La Présidente<br />
Fatou THIAM<br />
Secrétaire Mairie Kayes<br />
<br />
Ampliations<br />
Le Gouverneur de la Région ............1<br />
Le Maire de la Commune Urb…………...1<br />
Assemblée Nationale…………………….....1<br />
Ministère de la Promotion Féminine…..1<br />
La Présidente de la CAFO………………...1<br />
Chronos…………………………………...........1<br /></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.cocidirail.info/index.php?2005/09/04/7-deuxieme-anniversaire-de-cocidirail-declaration-de-kayes">
  <title>Deuxième anniversaire de Cocidirail - Déclaration de Kayes</title>
  <link>http://www.cocidirail.info/index.php?2005/09/04/7-deuxieme-anniversaire-de-cocidirail-declaration-de-kayes</link>
  <dc:date>2005-09-04T17:59:13+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Cocidirail</dc:creator>
  <dc:subject>Déclarations</dc:subject>
  <description>Le Collectif Citoyen pour la Restitution et le Développement Intégré du Rail Malien (COCIDIRAIL) a célébré le deuxième anniversaire de sa création le 31 août 2003, respectivement à Bamako et à Kayes.
La Conférence de Presse de Bamako, le mercredi 31 août 2005, a notamment rendu publique la déclaration liminaire ci-jointe : « le Chemin de Fer du Mali à la merci des USA, de l’inde et du Sénégal ».


Le samedi 3 septembre 2005 s’est tenu à la Tribune de la Place de l’Indépendance à Kayes un large meeting d’information animé entre autre par la cantatrice Aminata DIARRA et le Groupe de RAP CRAZY BOYS.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Le Collectif Citoyen pour la Restitution et le Développement Intégré du Rail Malien (COCIDIRAIL) a célébré le deuxième anniversaire de sa création le 31 août 2003, respectivement à Bamako et à Kayes.
La Conférence de Presse de Bamako, le mercredi 31 août 2005, a notamment rendu publique la déclaration liminaire ci-jointe&nbsp;: «&nbsp;le Chemin de Fer du Mali à la merci des USA, de l’inde et du Sénégal ».</p>


<p>Le samedi 3 septembre 2005 s’est tenu à la Tribune de la Place de l’Indépendance à Kayes un large meeting d’information animé entre autre par la cantatrice Aminata DIARRA et le Groupe de RAP CRAZY BOYS.</p> <p>Le lendemain dimanche 4 septembre 2005 a donné lieu à une conférence débat qui a vu la participation de nombreux licenciés et déflatés, diverses associations, ainsi que le représentant des six Chefs de quartier de Kayes à savoir&nbsp;: Khasso, Plateau, Liberté, Légal-Ségou, Kayes-N’Di et Lafiabougou.
__
Le Meeting du 3 septembre et la Conférence débat du 4 septembre à Kayes, après projection du film documentaire réalisé sur la privatisation du Chemin de Fer Malien intitulé&nbsp;: «&nbsp;Rendez-vous manqué », par le camarade Nigérien Saïdou ARJI,__</p>


<p>Considérant la concession désastreuse et illégale du Chemin de Fer du Mali à Transrail le 01 octobre 2003&nbsp;;</p>


<p>Considérant les conséquences immédiates et lointaines catastrophiques de cette privatisation (licenciements massifs, fermeture de gares entraînant la destruction de l’économie locale, déperdition de l’expertise ferroviaire nationale, spoliation du patrimoine foncier et immobilier, endettement accru du Mali et du Sénégal pour acheter le matériel roulant à l’Inde et investir pour rénover le Rail aux fins de le donner en exploitation pendant vingt cinq ans à Transrail qui refuse, par ailleurs, de d’assumer la responsabilité du trafic voyageur)&nbsp;;</p>


<p>Considérant que le chemin de fer vendu à l’origine à CANAC-GETMA est désormais une propriété de la multinationale Américaine SAVAGE Companies et du Sénégal qui exploitent ensemble la ligne Malienne&nbsp;;</p>


<p>Considérant que pendant ce temps le Sénégal a gardé sa régie des chemins de fer et la souveraineté sur sa ligne&nbsp;;</p>


<p>Considérant que l’Assemblée Nationale du Mali, après avoir rejeté par trois fois cette concession inacceptable du gouvernement, a fini malgré tout par dissoudre la Régie du Chemin de Fer du Mali (RCFM) et légalisé Transrail le 17 janvier 2005&nbsp;;</p>


<p>Considérant qu’en deux ans de privatisation, on assiste au déclin continu de la ligne de chemin de fer marqué par de nombreux accidents et des conditions de voyages dégradantes&nbsp;;</p>


<p>Considérant que dans le même temps Transrail amasse plus d’un milliard de bénéfice par mois sans investir quoi que ce soit&nbsp;;</p>


<p>Considérant la diabolisation et le licenciement arbitraire et illégal du Docteur Tiécoura TRAORE pour avoir osé, élever la voix afin de dénoncer la concession et «&nbsp;suggérer » de rendre le chemin de fer au Peuple Malien&nbsp;;</p>


<p>Considérant l’inégalité de traitement (salaires, primes et indemnités) entre les travailleurs Sénégalais et Maliens, malgré la grève du Syndicat Malien SYTRAIL, les 15 et 16 mars 2005&nbsp;;</p>


<p>Considérant la perte intrinsèque des avantages sociaux anciennement acquis par les travailleurs actifs et retraités Maliens et leurs ayants droits (permis de circulation, rente viagère, gratuité des soins médicaux)&nbsp;;</p>


<p>Considérant que malgré toutes les conséquences catastrophiques, le Président de la République Amadou Toumani TOURE et les pouvoirs publics Maliens prétendent justifier par la «&nbsp;mauvaise gestion » les privatisations non seulement du chemin de fer, de l’EDM et de la CMDT (prévue pour 2008) et dont ils disent eux-mêmes, qu’elles ne sont pas «&nbsp;honorables » et «&nbsp;qu’elles tuent l’économie »&nbsp;;</p>


<p>Considérant que dans le cas particulier du chemin de fer, la responsabilité du Président ATT est totale pour avoir dit à Abdoulaye WADE «&nbsp;tu es l’aîné, tu dis ce qu’il y a à faire, nous l’exécutons ».</p>



<p>En conséquence, <strong>les participants au meeting et à la conférence débat de Kayes des 3 et 4 septembre 2005</strong>&nbsp;:</p>


<p><strong>Déclarent que la concession du chemin de fer les privations désastreuses qui l’accompagnent sont avant tout le résultat de la démission nationale et totale des dirigeants Maliens</strong>&nbsp;;</p>


<p><strong>Appellent à la mobilisation nationale et populaire pour renationaliser le chemin de fer, l’OPAM, l’EDM, et la CMDT</strong>&nbsp;;</p>


<p><strong>Appellent en particulier</strong> :<br />
Toutes les sections de COCIDIRAIL de Bamako, Kita, Toukoto, Mahina, Diamou et Kayes à faire du deuxième anniversaire de la concession globale du chemin de fer (le 01 octobre 2005) un moment de protestation unanime et multiforme sur toute la ligne&nbsp;;</p>


<p><strong>A lutter partout pour</strong> :<br />
La réintégration du Docteur Tiécoura TRAORE dans tous ses droits et l’apport solidaire d’un soutien moral et financier ;<br />
L’apurement des droits des licenciés et des déflatés ;<br />
Le soutien aux revendications de SYTRAIL à savoir :<br />
Le respect du protocole d’accord du 25 juin 2004 signé par Transrail ;<br />
L’égalité de salaires, indemnités et primes d’ancienneté entre travailleurs de Transrail sans distinction d’appartenance nationale ;<br />
La sauvegarde et le respect du bénéfice des avantages sociaux acquis aux cheminots de toutes les générations et leurs ayants droit (permis, rentes viagères, gratuité des soins médicaux, …),<br /></p>


<p>L’annulation des concessions et imposer la renationalisation du chemin de fer, de l’EDM, de l’OPAM, et de la CMDT.</p>


<p>Kayes, le 04 septembre 2005<br />
Le Collectif Citoyen COCIDIRAIL</p>]]></content:encoded>
</item>

</rdf:RDF>
