"La Démocratie sait se passer des héros, elle est portée par les citoyennes et les citoyens."

La répression et l’intimidation n'arrêteront pas le Cocidirail - Déclaration du CE du Cocidirail

:: Déclarations

L'annonce des manifestations le long du chemin de fer de la Journée nationale du rail malien le 7 juin 2008 a mis le pouvoir d'ATT et sa police dans tous ses états. La campagne d'affichage publique et la conférence de presse du 3 juin (portée par plus de 30 journaux) ont eu pour impact de relayer amplement dans l'opinion publique l'exigence de l'ouverture immédiate des haltes et gares fermées. Le combat du collectif soutenu par l'émergence de nouvelles sections à la faveur de la Caravane Citoyenne et Solidaire de novembre 2007 a été encore plus popularisé.

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Triste anniversaire de la concession du chemin de fer au Mali

Halte à la tentative de décapiter le syndicat SYTRAIL

21 cheminots sénégalais et maliens sont arbitrairement licenciés et suspendus par Transrail, la société concessionnaire de la ligne de chemin de fer depuis le 1er octobre 2003. C'est d'abord le Dr Tiécoura Traoré, Président du Cocidirail, diabolisé et arbitrairement suspendu puis licencié le 11 octobre 2004 par Transrail et les gouvernements maliens et sénégalais ligués contre lui pour le seul "crime", (en fait un délit d'opinion) d'avoir appelé "à rendre le chemin de fer au peuple malien". ATT et Transrail échouent à ériger un mur de silence sur son cas. Ce sont ensuite 18 syndicalistes maliens de SYTRAIL licenciés et deux syndicalistes sénégalais de FETRAIL suspendus. Les uns et les autres sont coupables du seul et même "crime" (de lèse-majesté Transrail) d'avoir non seulement été en grève ensemble à l'unisson les 15 et 16 juin puis les 12,13 et 14 juillet 2006, mais avoir finalement abouti, en plus de leurs revendications salariales et sociales communes, à réclamer le départ du DG de Transrail, François Lemieux et même en ce qui concerne FETRAIL avoir demandé, comme le Dr Tiécoura Traoré, l'annulation de la concession. C'est dire que l'histoire est en train de rattraper Transrail et les gouvernements démissionnaires de nos pays.

Pourquoi les grèves de grèves de juin et juillet ?
Principalement parce que le DG de Transrail François Lemieux s'est permis de violer et réviser à la baisse le protocole d'accord du 25 juin 2004 signé par ses prédécesseurs. Une augmentation de salaires ainsi concédée et payée sur deux mois par Daniel Masse a été retirée aux travailleurs par Lemieux au titre "d'avance sur salaire" puis amputée des trois quarts. Ensuite Lemieux a dicté une nouvelle grille salariale marquée par des classifications et subdivisions sophistiquées se traduisant par une baisse nominale des salaires et avantages acquis aussi bien pour les maliens que les sénégalais. Et pour l'imposer, Lemieux a stipendié au Mali Abdoulaye Berthé à hauteur du million de frs cfa par mois et en a fait au sein du bureau de SYTRAIL un chien couchant. Ce dernier s'est permis tout seul et à l'insu des autres membres de son bureau d'apposer sa signature au bas de la nouvelle grille salariale. Résultat : au lieu de l'objectif initial d'égalité et d'uniformisation visé par le protocole de 2004, les cheminots maliens et sénégalais se sont retrouvés avec une contre-offensive en règle de la multinationale Transrail qui baisse les salaires et avantages sociaux respectifs et maximise ses propres profits déjà colossaux et aussitôt expatriés. L'unité d'action des syndicats SYTRAIL et FETRAIL a été immédiate pour riposter aux diktats de Lemieux et ses tentatives d'instaurer par des débauchages, des menaces et par l'argent des relations de maître à esclave dans l'entreprise en violation ouverte tant du protocole antérieurement signé, que de l'accord d'établissement, des lois et règlements en vigueur au Mali et au Sénégal et de la convention de concession.

Transrail se moque des gouvernements maliens et sénégalais
Le 19 septembre les maliens médusés ont écouté à la télévision le compte-rendu de la session interministérielle Mali Sénégal d'évaluation de la concession. Le ministre sénégalais, se livra à une savante distinction parmi les 18. Mr Habib Sy a ainsi annoncé que 8 allaient être réintégrés immédiatement pour cause de " fautes... faisant l'objet de circonstances atténuantes". Tandis que les 10 autres feraient l'examen d'un examen "au cas par cas" par une commission composée de représentants des départements ministériels de l'Equipement et des transports et de la fonction Publique, de l'UNTM et Transrail. Le ministre sénégalais a même précisé que les cas pouvaient être examinés selon deux possibilités...
Soit une conclusion de "faute lourde" qui exclut la réintégration et conduit à "un plan social de départ", soit une conclusion de "circonstances atténuantes" comme pour les 8 et dans ce cas c'est la réintégration. Pour sa part le ministre malien aurait, si l'on en croit l'Essor, lancé des accusations de "fautes lourdes" des grévistes maliens avant d'appeler Transrail au consensus sous prétexte de "déficit de communication entre la direction de Transrail et les travailleurs.», déficit, dit-il, "en partie à l'origine des conflits sociaux qu'a connu la société." !!!Or contrairement à ces déclarations officielles un publi-reportage grassement payé par Transrail dans le journal "le 26 mars" s'inscrit publiquement en faux contre la voie de sortie de crise proclamée par nos ministres.Le publi-reportage en date du 2 octobre soutient qu'il n'existe aucun consensus et que Transrail n'est pas d'accord! Le "26 mars" explique : "La Direction de Transrail a certes pris part à le rencontre qui a décidé des mesures précitées mais en réalité, elle a été mise devant les faits accomplis. Autrement dit, le concessionnaire n'a pas délibérément adhéré à ces mesures jugées hâtives et non concertées. Pour tout dire, la décision de reprise des huit (8) licenciés aussi bien que celle de la création d'une commission chargée de statuer sur la situation des dix autres licenciés n'émanent que des autorités maliennes et sénégalaises qui ont saisi l'occasion pour imposer leur volonté sur le concessionnaire." (26 mars au 2 octobre 2006)

Non à la réintégration au cas par cas et à la décapitation de SYTRAIL
Ainsi, il n'est pas exagéré de dire que Transrail se fiche complètement des décisions des gouvernements maliens et sénégalais. Son but affiché dès le départ est de décapiter le syndicat SYTRAIL avec qui François Lemieux a obstinément refusé de discuter depuis qu'un congrès extraordinaire tenu les 29 et 30 avril a démocratiquement isolé et balayé du syndicat son agent Abdoulaye Berthé et a porté à la tête du syndicat une nouvelle équipe dirigée par Abdoulaye SAGO. Cette rénovation syndicale, soutenue par la centrale syndicale UNTM, a été cruciale pour rendre possible, côté malien, les grèves salutaires conjointes de juin et juillet 2006 qui restent en travers de la gorge de François Lemieux. Le but de Transrail et ses plumitifs n'est-il pas manifeste? N'est-il pas de rejeter aussi bien la loi malienne que les droits travailleurs de se constituer librement en syndicat de leur choix, sans ingérence aucune des patrons, et leur droit inaliénable d'aller en grève conformément à la loi ?Comment au surplus accepter que pour une même grève organisée conjointement par SYTRAIL et FETRAIL dans les deux pays, on se permette de suspendre d'un côté deux syndicalistes tandis que de l'autre, sans la moindre retenue on suspend et on licencie le même jour un paquet de 18 syndicalistes ? N'y a t il pas manifestement deux poids deux mesures ? Comment se fait-il qu'au lieu de défendre leurs ressortissants et exiger qu'ils soient tous réintégrés, nos ministres de malheur inventent des accusations aussi sonores que creuses, spéculent sur on ne sait quel "cas par cas", avant de s'agenouiller pour demander on ne sait quel consensus ou pardon? Cela ne suffit-il pas à démontrer que ses ministres sont des traîtres à leurs peuples, vendus à Transrail.

Halte à la diversion !
Prôner à cet effet la réintégration partielle des 8 et "le cas par cas pour les 10" est une capitulation honteuse de ATT, son ministre Koita et son premier ministre Pinochet qui n'osent pas dire que le tristement célèbre "déficit de communication" qu'ils reconnaissent comme "à l'origine des conflits sociaux qu'a connues la société" n'est rien d'autre que le refus illégal et somme toute terroriste et obstiné par Lemieux des grèves au Mali comme au Sénégal et son refus de tout dialogue avec les grévistes. Le Cocidirail proclame que non seulement les grévistes ne sont coupables d'aucun crime, d'aucune "faute lourde" ou encore à "circonstances atténuantes" mais les sanctions qu'il faut absolument rejeter ne sauraient nous faire oublier le véritable problème de la grille salariale et de la concession dans son ensemble. Transrail doit absolument reconnaître le bureau de SYTRAIL dirigé par Abdoulaye SAGO, se mettre à table pour discuter les revendications des travailleurs et respecter le protocole d'accord du 25 juin 2004. L'expérience récente d'EDM-sa enseigne que les travailleurs ne doivent pas permettre que Transrail et les gouvernements démissionnaires et incompétents occultent cette question fondamentale. Alkaly Keita, on se souvient a été empoisonné pour le seul tort d'avoir démontré que Saur International la société concessionnaire de l'énergie pouvait baisser les tarifs de l'eau et de l'électricité sans nuire à ses super bénéficies et sans que l'Etat soit obligé de la subventionner. Or bien qu'EDM avait été privatisée (en fait bradée) au prétexte que l'Etat ne pouvait pas en assumer la charge le gouvernement malien a déboursé plus de 18 milliards de subvention à Saur. ATT et son ministre Séméga ont tranquillement mis cinq ans avant de se rendre compte que les hausses de prix de l'eau et de l'électricité "tuaient l'économie" et que la privatisation était "un échec". Mais qu'avons nous vu après l'annulation de la concession? Non seulement les prix loin de baisser augmentent tous les mois alors que le service public se dégrade, mais la révision de la grille salariale qui avait fait l'objet d'un accord entre la direction et le syndicat d'EDM a été annulée au point que les travailleurs se retrouvent avec des salaires en baisse. C'est exactement le complot que Lemieux, ATT, Wade et les gouvernements exécutent à Transrail.
Le Cocidirail réitère quant à lui son soutien ferme et indéfectible aux grèves héroïques actuelles des cheminots maliens et sénégalais contre le terrorisme du patronat canadien. L'UNTM, on le sait a déclaré que les licenciements proclamés par Lemieux sont "nuls et non avenus". Cette prise de position ferme du Secrétaire général Siaka Diakité a même contraint un moment le ministre Abdoulaye Koïta à s'engager par écrit à annuler les licenciements. Si ce ministre n'a apparemment pas de parole, le Cocidirail appelle l'UNTM à tenir parole, se défier du piège du "cas par cas" et des diversions. Le Cocidirail engage les centrales UNTM et CSTM à se convaincre que l'unique issue est de prêter main forte dans l'action à SYTRAIL pour étendre si nécessaire la grève à tout le secteur des transports et même au besoin aller à la grève générale unitaire pour construire le rapport de force indispensable à la victoire. Le Cocidirail appelle tous les syndicalistes, tous les hommes et toutes femmes de bonne volonté à dénoncer le mépris colonialiste de Transrail et la complicité criminelle d'ATT et Wade.

Réintégration immédiate du Dr Tiécoura Traoré et des 20 cheminots sénégalais et maliens,
Reconnaissance inconditionnelle par Transrail du bureau de SYTRAIL
dirigé par Abdoulaye SAGO et négociations immédiates.
Rendons le chemin de fer au peuple malien !

Bamako le 4 octobre 2006

Le Cocidirail

Journée d’Actions Internationale des Cheminots - Priorité à la sécurité !

ITINERAIRE de la marche de COCIDIRAIL du 27 mars 2006

Lieu du rassemblement : Maison des cheminots retraités près du Dispensaire du Chemin de fer – DN ; Départ de la marche : 9 heures
Départ : Siège de l’Association des Cheminots Retraités du Mali à KAYES > Assemblée Régionale. (Fin de la marche)

COCIDIRAIL en Collaboration avec la Fédération Internationale des Travailleurs des Transports
célèbre le 27 mars 2006,
la Journée d’Actions Internationale des Cheminots
Priorité à la sécurité !
Les syndicats se mobilisent pour l’avenir du rail dans le monde

Les chemins de fer à l’échelle planétaire sont la visée des milieux les plus influents du capitalisme international, provoquant la déréglementation du sous-secteur ferroviaire des transports qui a eu pour résultat une très forte tendance à la privatisation des chemins de fer. Cette situation ancrée fondamentalement dans la recherche effrénée du profit, conduit à des coupes claires dans tous les domaines de l’exploitation des chemins de fer. Plus particulièrement, la sécurité des convois, des matériels roulants, des personnes et biens transportés et de la voie ferrée sont de véritables problèmes sans parler du non-respect des lois du travail et des règlements généraux d’exploitation des réseaux par les nouveaux exploitants des chemins de fer.

Les organisations syndicales étant, par essence, des défenseurs des droits des travailleurs, résistent longtemps et bien dès lors que le problème ne revête la question radicale de l’emploi. Autour de la recherche de solutions à cette étape, les syndicats les plus forts commencent à donner des signes de faiblesse et fléchissent en admettant ce qui, pour eux, n’était pas concevable et s’avèrent prêts à sauver la mise. Cette réalité fait que l’ensemble des forces vives, dont les syndicats, doit aller vers le développement de démarches adaptées de nature à créer les meilleures conditions de la défense, de la sauvegarde et du développement des services publics, en général, des transports ferroviaires en particulier.

Au Mali, la situation, bien que spécifique, n’est en rien meilleure à celle du reste du monde. Assez tôt, au sein des milieux proches du chemin de fer, a été perçue la nécessité de développer des actions, des comportements et des attitudes individuelles et collectives permettant de donner au chemin de fer et à son environnement direct et lointain les moyens de concevoir, de développer et de réaliser des politiques en mesure d’induire le développement intégré des communautés et des économies locales et nationales. COCIDIRAIL s’est engagé à rassembler toutes les citoyennes et citoyens du Mali et toutes les femmes et tous les hommes, de par le monde, épris de Paix, de Justice et de Progrès, à s’unir afin de rendre le chemin de fer au Peuple Malien de manière à servir de socle de son développement et à pouvoir répondre présent à l’intégration internationale à l’échelle sous-régionale et régionale.

En ce moment, le chemin de fer Dakar – Niger est concédé à Transrail, appartenant à Savage Companies qui a racheté CANAC (Canada), à Jean Lefebvre et à une multitude de petits porteurs locaux (Sénégal et Mali.) L’un des plus gros problèmes est l’exploitation à outrance du matériel roulant, de la voie ferrée, des ressources humaines, immobilières, foncières et financières déjà à bout de souffle à la reprise sans rien y injecter. Cette situation est à l’origine de multiples problèmes de tout genre.

Plus particulièrement, s’affirment d’importants faits relevant du non-respect du Règlement Général d’Exploitation – équivalent du Code de la route au chemin de fer – adopté en guise de loi par l’Assemblée Nationale du Mali et de la réglementation du travail en vigueur dans notre pays. En effet, les conducteurs des trains travaillent sur les sections de ligne autres que les leurs et sans compter avec le temps de travail sans interruption.

Ainsi, une équipe malienne, après plus de douze heures de conduite de train, a été amenée à faire du ballastage en territoire sénégalais pendant plusieurs heures. En entrant en gare de Tambacounda, cette équipe a fait du nez à nez avec un autre train garé dans cet établissement, résultat : Deux machines, valant plus d’un milliard chacune, détruites et de nombreux dégâts matériels et humains.

Ces derniers temps, les déraillements se multiplient à une cadence jamais connue chez nous :
Après trois dérives en moins d’un mois, à la descente de Kati à Bamako, au mois d’octobre 2005, un train de fret est tombé dans la mairie du District de Bamako faisant des dégâts matériels importants et une victime ;
Au mois de (18) février 2006, une triple catastrophe ferroviaire, survenue le même jour au Mali et au Sénégal a coûté la vie à trois personnes, blessé 50 autres, cassé six voitures à voyageurs, deux fourgons à bagages, huit wagons et endommagé une locomotive ;
Le 17 mars 2006, un train marchandises a déraillé au PK 745 + 800 faisant Trois victimes (Un gardien malien du convoi, Un convoyeur sénégalais et Un convoyeur gambien) et de nombreux blessés, dont des cas graves, ont été évacués à l’hôpital A. DAOU de Kayes et d’importants dégâts matériels. Pendant ce temps, le train Express International voyageurs qui a quitté Bamako le mercredi 15 mars était maintenu à Kayes encore le vendredi 17 mars pour cause de déraillement au Sénégal.

La recrudescence des accidents de tout genre, nous alarme, aussi l’occasion de la commémoration de la Journée Internationale d’actions des cheminots qui a retenu, cette année, le thème : « Priorité à la sécurité », pour :
Condamner la concession désastreuse et destructrice de la ligne de chemin de fer et de la dissolution de la Régie du Chemin de Fer du Mali (RCFM) ;
Condamner la spéculation, combien honteuse, que les plus hautes autorités ont faite de l’accident du train de week-end survenu le 18 février 2006. Le voyageur est couvert par le contrat qui le lie au transporteur, à ce titre, il n’a pas besoin de condescendance, il est inadmissible que l’argent public serve à spéculer sur de telles choses ;
Exiger au tant du gouvernement que du repreneur, chacun en ce qui le concerne, le respect du Règlement Général d’Exploitation en vigueur et des lois du travail en vigueur ;
Condamner l’exploitation abusive des personnels roulants ;
Condamner la pseudo-formation des conducteurs de trains et des autres personnels roulants, en effet, la matière première de la formation des mécaniciens, le cursus et la durée de la formation sont soumis à des exigences qui sous-tendent la sécurité des convois et des matériels ;
Condamner l’exploitation de la voie ferrée en territoire malien dans son état critique (exemple : entre Dinguiraye et Talari, soit 79 km, il y a 21 Km de voie sur lesquels la vitesse autorisée est de 10 km/heure) au moment où, le matériel de voie est transporté pour réparer la voie au Sénégal ;
Condamner la dépose des voies de la gare de Samé et des établissements de la section Bamako – Koulikoro ;
Condamner la spoliation du patrimoine foncier, immobilier, matériel et humain de la RCFM à des fins non avouées et destructrices pour notre pays et notre Nation ; Insister sur la nécessité de mettre l’immense potentiel matériel, financier, immobilier, foncier et humain de la RCFM au service du chemin de fer qui a servi plus d’un siècle et servira de socle à l’épanouissement des populations, des communautés, de l’économie locale et nationale ;

COCIDIRAIL voit en la concession du chemin de fer au Mali la chaumière, que l’homme auquel vous avez fait confiance, vient embraser en vous disant, restez tranquille, je reviendrai éteindre le feu. COCIDIARIL insiste sur le fait que chaque jour qui passe est contre chacun de nous et nous tous. Voilà pourquoi, il est à notre avis inadmissible d’attendre que le « pyromane bienfaiteur » veuille bien daigner revenir.

COCIDIRAIL insiste sur la nécessité de fédérer toutes les forces vives de la Nation aussi bien que toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté, de par le monde, d’unir leur élan et de rendre le chemin de fer au Peuple Malien afin de lui donner les moyens de ses missions et de ses ambitions. Pour ce faire, toutes les actions légales seront utilisées pour marquer cette journée afin de défendre la Cause du Rail Malien et le rail dans le monde.

La population de Kayes, sous la houlette de la dynamique Coordination COCIDIRAIL, le 27 mars 2006, fera une Grande Marche de Protestation, sur l’itinéraire ci-joint, au cours de laquelle une lettre ouverte sera remise au Gouverneur de la Première Région et au Président de l’Assemblée Régionale de KAYES.

Dans le reste de la Région du Rail Malien, des actions concertées seront menées dans le cadre de la Journée internationale d’Actions des cheminots.

Bamako, le 20 mars 2006
Pour Le Collectif Citoyen
Dr Tiécoura TRAORE

Double catastrophe ferrioviaire au Mali (18 février 2006)

Communiqué du samedi 18 février 2006 :

Hier, samedi 18 février 2006, ont eu lieu 2 déraillements très coûteux pour la Nation Malienne

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Déclaration du Cocidirail à l'issue du Forum Social Mondial Polycentrique de Bamako (FSMP)

Le Collectif Citoyen pour la Restitution et le Développement Intégré du Rail (COCIDIRAIL) a tenu lors du FSMP les 20, 21 et 22 janvier 2006 au Centre de Recherche sur l'Energie Solaire (CRES) et à la Maison des Cheminots Retraités un Séminaire sur l'avenir du chemin de fer (cas du Mali). Ce Séminaire du Cocidirail a rassemblé ses démembrements de Kayes, Mahina, Kalé, Toukoto, Oualia, Fangala, Boulouli, Bagouko, Kita, Kati et Bamako.


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Rencontres syndicales internationales du rail - 2éme édition - Bamako, Février 2006

Les rencontres syndicales se tiendront dans l'élan de celles qui se sont déjà tenues à Dakar en Décembre 2005.
Ouvertes à toutes les associations et organisations syndicales se sentant concernées par la question du chemin de fer, elles auront lieu au mois de février 2006 à Bamako.

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Rencontres syndicales internationales du rail - Dakar, 6 au 8 décembre 2005

Du 6 au 8 décembre 2005, se sont tenues des rencontres syndicales internationales de cheminots à Dakar, organisées par Transnational Information Echanges (TIE International, TIE Afrique) et SUD-rail.

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Ils sont à nos côtés : Peuples Solidaires

Ils nous soutiennent de différentes manières. Voici par exemple une campagne mené par Peuples Solidaires en France.

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« Appel des femmes des cheminots compressés de Kayes »

Lettre au Président de la République
« Appel des femmes des cheminots compressés de Kayes »

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Deuxième anniversaire de Cocidirail - Déclaration de Kayes

Le Collectif Citoyen pour la Restitution et le Développement Intégré du Rail Malien (COCIDIRAIL) a célébré le deuxième anniversaire de sa création le 31 août 2003, respectivement à Bamako et à Kayes. La Conférence de Presse de Bamako, le mercredi 31 août 2005, a notamment rendu publique la déclaration liminaire ci-jointe : « le Chemin de Fer du Mali à la merci des USA, de l’inde et du Sénégal ».

Le samedi 3 septembre 2005 s’est tenu à la Tribune de la Place de l’Indépendance à Kayes un large meeting d’information animé entre autre par la cantatrice Aminata DIARRA et le Groupe de RAP CRAZY BOYS.

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ATT : Échange pluie de doléances contre pluie de milliards...

Dans le journal L'Essor du n°15484, on pouvait lire : Le président Touré en 1ère région : une pluie de doléances Découvrez ci-dessous, la réponse d'ATT sur le site même de la présidence : www.koulouba.pr.ml

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Appel à solidarité - Résistance contre la privatisation du rail au Mali

Président du Collectif Citoyen pour le Développement Intégré et la Restitution du Rail malien (COCIDIRAIL), Tiécoura Traoré est aujourd’hui licencié de son entreprise, la société canado-française Transrail, pour s’être mobilisé contre la privatisation du chemin de fer malien. Il a besoin du soutien le plus large possible pour résister à la répression dont il fait l’objet. Ses employeurs lui reprochent son "manque de loyauté" et son "intention délibérée de nuire" à la société Transrail SA et l’ont privé de "salaire, prime ou indemnité". Ses camarades craignent également pour sa vie.

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DECLARATION DU COLLECTIF DE SOUTIEN AU DOCTEUR TIECOURA TRAORE

L’Assemblée Générale des mouvements sociaux, réunie le 6 novembre 2004 au siège du CCA-ONG, à Bamako, a apporté tout son soutien à la déclaration de COCIDIRAIL concernant le licenciement de son Président de ses fonctions dans Transrail s.a.. L’Assemblée Générale a mis sur pied le Collectif de Soutien au Docteur Tiécoura TRAORE.

Ce Collectif entend lutter dans le but d’apporter son soutien moral et matériel à Monsieur TRAORE de façon à annuler le licenciement abusif dont il est victime et le réintégrer dans la totalité de ses droits.

Le collectif a dores et déjà enregistré le soutien ferme de nombreuses personnalités et des organismes maliens et internationaux.

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Badinko: depuis que le train ne siffle plus... (L'Essor - 20/09/2004 - Bamako, Mali)

Cette localité de 5 000 âmes a vu ses activités économiques stoppées net à l'instar des nombreux villages qui jalonnent la voie ferrée et dont les gares ferroviaires ont été fermées à la suite de la privatisation de la Régie du chemin de fer du Mali
A 11 heures, Mafing Diakité dormait encore. Et elle ne s'en cache même pas. "Je dors encore à cette heure-ci parce que je suis désœuvrée", réplique-t-elle à Djibril Cissé, le premier adjoint au maire de la commune rurale de Sébécoro, qui lui fait la remarque en plaisantant. De taille et de corpulence moyennes, la quarantaine drapée dans un demi-boubou en fanci, Mafing Diakité qui vit à Badinko (150 km de Bamako), se présente comme une commerçante ruinée par la privatisation de la Régie du chemin de fer du Mali (RCFM).

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Appel de Cocidirail aux cheminots de toutes les générations

A l’étape actuelle de la lutte pour la cause du Rail Malien, nous sommes définitivement convaincus de l’exactitude de notre choix. Les desseins véritables des autorités publiques, concernant le chemin de fer, son patrimoine, les populations et l’économie de sa région aussi bien que les générations de femmes et d’hommes qui ont dédié leurs vies à son service durant un siècle, se sont étalés au grand jour.

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